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TOP 20 - Les meilleurs films 2023 Sadique-master

Dernière mise à jour : 4 janv.

Comme chaque année, le temps est venu du traditionnel top 20 des meilleurs films selon Sadique-master. Afin d'inclure toutes œuvres susceptibles de vous intéresser nous élargissons légèrement la ligne habituelle pour garnir ce top de tout le meilleur du 7éme art annuel le plus déviant, étrange, subversif et irrévérencieux.


20 : Gueules noires (Mathieu Turi)




















Synopsis : 1956, dans le nord de la France. Une bande de mineurs de fond se voit obligée de conduire un professeur faire des prélèvements à mille mètres sous terre. Après un éboulement qui les empêche de remonter, ils découvrent une crypte d’un autre temps, et réveillent sans le savoir quelque chose qui aurait dû rester endormi.

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Une belle bouffée d'air frais dans le cinéma horrifique Français décomplexé et sans CGI.



19: Pandemonium (Quarxx)






















Synopsis : Deux inconnus, Nathan et Daniel, sortent vraisemblablement indemnes d’un violent accident de voiture au bord d’une route de montagne isolée. Quand la réalité de leur situation se révèle, et que le ton monte, deux étranges portes apparaissent au beau milieu de la route, chacune offrant un destin opposé. Tryptique sur l’exploration de la culpabilité et de la punition, qui ne s’épargne pas de montrer les face les plus sombres de l’humanité.

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Ou quand la fantasmagorie s'intègre au cinéma déjà intense de Quarxx.


18: La main (Danny Philippou, Michael Philippou)




















Synopsis : Lorsqu'un groupe d'amis découvre comment conjurer les esprits à l'aide d'une mystérieuse main hantée, ils deviennent accros à ce nouveau frisson, et l’expérience fait le tour des réseaux sociaux. Une seule règle à respecter : ils ne doivent pas tenir la main plus de 90 secondes. Lorsque l’un d’entre eux l’enfreint, ils vont être rattrapés par les esprits, les obligeant à choisir : à qui se fier, aux morts ou aux vivants ?

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Voilà comment avec des éléments classiques et un amour du genre on peut livrer quelque chose d'efficace. La majorité des productions Blumhouse devraient s'en inspirer.


17: The last stop in Yuma County (Francis Gallupi)





















Synopsis : La clientèle d’un diner d’Arizona attend patiemment le ravitaillement en essence de la station-service. Il y a là un vieux couple texan, un représentant en couteau, l’épouse du shérif et des braqueurs de banque, histoire que l’atmosphère se charge d’électricité.

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Des mécanismes bien huilés, un diner dans le désert et une bonne dynamique sans aucun temps mort.

Voilà comment sans budget avec des idées de mise en scène on captive son spectateur.


16: Last night with the devil (Cameron Cairnes, Colin Cairnes)



















Synopsis : Jack Delroy cherche désespérément le petit quelque chose qui manque à son émission de divertissement pour dépasser la concurrence. Le soir d’Halloween, les segments se succèdent et l’ambiance commence sérieusement à déraper sur le plateau, en plein direct.

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Une satire plus qu'acérée envers les show télé sensationnels et un bon traitement de la crédulité du public, mais surtout un final méta complétement fou.



15:Vampire humaniste cherche suicidaire consentant (Ariane Louis-Seize)


















Synopsis : Comme tant d’autres ados avant elle, Sasha a le plus grand mal à contenter les aspirations de ses parents. En l’occurrence, cette jeune vampire refuse de tuer pour se nourrir. Sa rencontre avec un garçon suicidaire de son âge pourrait lui offrir une porte de sortie.

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Ce n'est pas le "Morse" Québécois qu'on nous vendait et c'est beaucoup plus léger mais ça fonctionne complétement sans pour autant, derrière son humour noir, renier une certaine profondeur au propos.



14: The Childe (Hoon-Jung Park)




















Synopsis : Un boxeur coréen d’origine philippine, vivant de combats illégaux, se retrouve entraîné malgré lui dans une aventure infernale, entre quête de survie et d’identité, lorsqu’il est confronté à un assassin connu sous le nom de “Nobleman”.

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13:Farang (Xavier Gens)























Synopsis : Sam est un détenu exemplaire. A quelques mois de sa sortie de prison, il prépare assidument sa réinsertion. Lors d'une permission, son passé le rattrape et un accident ne lui laisse qu'un seul choix : la fuite. Cinq ans plus tard, il a refait sa vie en Thaïlande, où il a fondé la famille dont il a toujours rêvé. Mais Narong, le parrain local, l'oblige à plonger à nouveau dans la délinquance. Quand Sam veut tout arrêter, Narong s’attaque à sa famille… Sam va traverser la Thaïlande pour se venger de son bourreau.

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Le film d'action ultra-violent gore et brutal Français qu'on attendait tant. Merci Xavier Gens.


12: Beau is Afraid (Ari Aster)






















Synopsis : Bouleversé après le décès soudain de sa mère, un homme se convainc, d'une façon totalement irrationnelle, qu'il doit rentrer chez lui au plus vite. Mais son chemin va se parsemer d'événements étranges et inexplicables.

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Une première partie complétement incroyable succédée par une seconde plus lymphatique. même si pas dénuée d'intérêt. Si la durée s'était limitée à 1 heures 30 on s'approcherait du chef d'œuvre.




11: Jericho ridge (Will Gibey)































Synopsis : Piégée et sans renfort, une flic d'une petite ville lutte pour sa vie lorsque son bureau de shérif isolé est pris pour cible par des assaillants meurtriers.

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Du survival post-Assault complétement fonctionnel qui fait vraiment du bien là où il passe et dont la tension ne redescend jamais.



10: Evil dead rise (Lee Cronin)


















Synopsis : Alors que Beth n’a pas vu sa grande sœur Ellie depuis longtemps, elle vient lui rendre visite à Los Angeles où elle élève, seule, ses trois enfants. Mais leurs retrouvailles tournent au cauchemar, quand elles découvrent un mystérieux livre dans le sous-sol de l’immeuble, dont la lecture libère des démons qui prennent possession des vivants...

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Même si on change de cadre et qu'il aurait pu porter un nom différent à "Evil Dead" il s'agit à d'un pur train fantôme horrifique gore et jouissif comme on en voit peu au cinéma et qu'il ne faut surtout pas bouder.



9 :The Cofee table (Caye Casas)






















Synopsis : Maria et Jesus, jeunes parents et vieux couple, exacerbent leurs tensions conjugales autour de la question d’acheter, ou non, une table basse hors de prix. L’affaire est finalement tranchée, le meuble trône finalement dans le domicile. Ne lui manque qu’une vis.

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Un film concept éminemment cruel qui torture son spectateur avec une intelligence perfide totalement appréciée.



8: Property (Daniel Bandera)




















Synopsis : Des ouvriers agricoles découvrent que les terres où ils travaillent vont être vendues. Ils demandent des comptes au couple de propriétaires. Le ton monte, monsieur est séquestré, madame parvient à s’échapper et à s’enfermer dans un véhicule blindé.

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S'affranchissant rapidement du film social lourd qu'il laisse paraitre, "Property" ausculte la violence avec une rare pertinence et vire vers un survival diablement efficace.


7 :When evil lurks (Demian Rugna)






















Synopsis : Après avoir découvert un cadavre mutilé près de leur propriété, deux frères apprennent que les événements étranges survenant dans leur village sont causés par un esprit démoniaque qui a élu domicile dans le corps purulent d’un homme. Le mal dont souffre ce dernier ne tarde pas à se répandre comme une épidémie, affectant d’autres habitants de la région.

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De l'horreur - de l'épouvante - crasseuse et tellement généreuse. Le tout dans une ambiance qui fonctionne.


6: Vincent doit mourir (Stephan Castang)




















Synopsis : Du jour au lendemain, Vincent est agressé à plusieurs reprises et sans raison par des gens qui tentent de le tuer. Son existence d’homme sans histoires en est bouleversée et, quand le phénomène s’amplifie, il n’a d’autre choix que de fuir et de changer son mode de vie.

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Ingénieux, rythmé, original, voilà comment un film Français peut se positionner dans le sillage du cinéma implicitement social et politiquement incorrect de Romero ou Carpenter en jouant autant le dramatisme cinglant que l'humour noir décomplexé.



5:The sweet east (Sean Prince Williams)




















Synopsis : Lilian, jeune lycéenne, fugue durant un voyage sco­laire. Au fil de ses ren­contres, elle découvre un monde insoup­çon­né. Les frac­tures men­tales, sociales et poli­tiques des États-Unis, fil­mées comme un conte de fée ou une varia­tion d’Alice au pays des merveilles.

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Un road-trip complétement fou et irrévérencieux faisant aussi office d'ode à la liberté.


4 : Club zero (Jessica Hausner)


















Synopsis : Miss Novak rejoint un lycée privé où elle initie un cours de nutrition avec un concept innovant, bousculant les habitudes alimentaires. Sans qu’elle éveille les soupçons des professeurs et des parents, certains élèves tombent sous son emprise et intègrent le cercle très fermé du mystérieux Club Zéro.

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Ou comment un film de secte qui n'en est pas vraiment un ausculte l'influence d'un gourou et les mécanismes de la manipulation sous influence. Le tout sur une forme clinique et un esthétique symétrique où plane bien fort l'ombre d'un Ulrich Seidl.


3 :Stopmotion (Robert Morgan)














Synopsis : Ella travaille dans le domaine exigeant de l’animation image par image. Elle officie dans l’ombre envahissante de sa mère, star de la discipline désormais incapable de mener un projet à son terme. Un événement funeste va pousser Ella vers une autre forme de création.

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Un véritable cauchemar interrogant sur le processus de création et la folie.

C'est sombre, glauque, et la forme se fusionne au fond pour tourmenter son spectateur avec brio.




2 : Infinity pool (Brandon Cronenberg)





















Synopsis : Les vacances d'un jeune couple riche et amoureux, James et Em. Le complexe tout compris, véritable petit paradis, dans lequel ils vont résider propose des visites de l'île et des plages étincelantes. Mais à l'extérieur des portes de l'hôtel, quelque chose de beaucoup plus dangereux et séduisant les attends...

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Terriblement angoissant dans son concept autant que son développement, Brandon Cronenberg parvient enfin à aller là où il voulait avec cet hallucinant "Infinity pool" qui hante encore après le visionnage.



1 : Animals (Nabil Ben Yadir)



















Synopsis : Brahim est un jeune homme, la joie de vivre de sa mère. Un jour il trouvera l'amour de sa vie. il deviendra père de famille et les rendra tous fiers. Un jour, il sera mûr et comblé. Un jour ...

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Le choc de l'année. Du réalisme brut - extrêmement juste et immersif - servi par un véritable propos sur l'hérédité de la violence.

Ca fait mal là où ça passe et on prend la claque dans le visage.



Mention spéciales à "Babylon" (top 5) de Damien Chazelle et Misanthrope (top 15) de Damián Szifrón qui peuvent clairement figurer dans cette liste mais n'y sont pas intégrés pour ne pas trop s'écarter de la ligne Sadique-master. Mention à "La zone d'intérêt" de Jonathan Glazer aussi aux deux films Français "Conan" de Bertrand Mandico et "Vermines" de Sébastien Vaniček que je n'ai hélas pas encore vu à ce jour là et qui pourraient aussi trés probablement figurer dans ce top.

Par souci d'objectivité, les films diffusés lors de la 8éme édition du Sadique-master en 2023 ne sont pas non plus intégrés à ce top.



– Tinam (S.M)

Sadique-Master 2023 – droits réservés

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