TOP 20 - Les meilleurs films 2021 Sadique-master

Comme chaque année, le temps est venu du traditionel top 20 des meilleurs films selon Sadique-master. Afin d'inclure toutes œuvres susceptibles de vous intéresser nous élargissons légèrement la ligne habituelle afin de garnir ce top de tout le meilleur du 7éme art annuel le plus déviant, piquant, subversif et irrévérencieux.


20 : PIG (Michael Sarnoski)























Synopsis : Un chasseur de truffes vit en ermite dans la nature sauvage de l’Oregon, quand l’enlèvement de sa truie truffière le pousse à retourner vers la civilisation à Portland où il devra faire face aux démons de son passé.

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Deux anti-John wick composent ce top et voici le premier. C'est le plus contemplatif, le plus psychologique, et on y voit Nicolas Cage en hérmite.




19 : In the earth (Ben Weathley)

























Synopsis : Tandis que l’Humanité ne sait pas encore si elle doit trouver un remède à la pandémie mortelle qui la ravage ou vivre avec, un scientifique et une garde forestière partent en excursion pour une mission de routine qui s’avérera beaucoup plus animée que prévu.

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Trip psychédélique avec des relents d'un "Annihilation" d'Alex Garland, c'est mystérieux, énigmatique, organique et plutôt beau.



18 : See for me (Randall Okita)


























Synopsis : Sophie, une ex-skieuse frappée de cécité, accepte de garder un chat dans une demeure reculée. Et qui dit demeure reculée dit cambrioleurs en maraude. Heureusement, Sophie peut compter sur l’aide d’une gameuse en ligne pour l’assister dans cette situation.

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Film concept immersif, efficace et jouissif qui sait utiliser ses mécanismes et ses outils.



17 : Fear street partie 1 - 1994 (Leigh Janiak)





















Synopsis : À la suite d'une tragédie brutale à Shadyside, dans l'Ohio, un groupe d'adolescents rencontre accidentellement le mal ancien responsable d'une série de meurtres brutaux qui sévissent dans leur ville depuis plus de 300 ans.

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Revival dynamique et intense du slasher des années 80 bien remanié avec ses propres dispositifs narratifs.


16 : Inexorable (Fabrice du Welz)























Synopsis : Marcel Bellmer, écrivain, ne trouve plus l’inspiration depuis son premier roman à succès. Il emménage avec sa femme, l’éditrice Jeanne Drahi, et leur fille, dans l’immense demeure familiale dont ils viennent d’hériter. Mais une étrange jeune fille, Gloria, va s’immiscer dans la vie de la famille et déclencher une série d’événements inexorables...

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Thriller sombre Franco-belge diablement mené avec une ambiance, des idées et une radicalité.


15 : A good woman is hard to fine (Abner pastoll)
























Synopsis : Suite au meurtre de son mari, Sarah Collins se retrouve seule avec ses deux enfants. Elle s’efforce de relancer l’enquête de police pour retrouver l’assassin de son mari tout en essayant de reprendre le cours d’une vie normale.

Lorsque Tito, un dealer recherché par la pègre locale, fait irruption chez elle pour se mettre à l’abri et cacher sa drogue, elle n’aura d’autre but que de protéger ses enfants. L’instinct protecteur de Sarah laissera place à une frénésie vengeresse inimaginable.

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Du drame social Anglais sombre et percutant qui laisse sa violence s'installer jusqu'à exploser.



14 : Veneciafrenia (Alex De La Iglesia)





















Synopsis : Cela devait être un enterrement de vie de jeune fille classique à base de fête costumée, de boissons et de chapeaux en forme de pénis, mais l’hostilité d’une frange de la population vénitienne envers les touristes va lui faire prendre une tournure sanglante.

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Fresque Giallesque où les rues nocturnes laissent place au jeu du chat et de le souris, comédie absurde teintée d'une nostalgie à la sauce "c'était mieux avant", Veneciafrenia tape sur plusieurs tableaux et se montre particulièrement généreux.


13 : Barbaque (Fabrice Eboué)

















Synopsis ;Vincent et Sophie sont bouchers. Leur commerce, tout comme leur couple, est en crise. Mais leur vie va basculer le jour où Vincent tue accidentellement un vegan militant qui a saccagé leur boutique… Pour se débarrasser du corps, il en fait un jambon que sa femme va vendre par mégarde. Jamais jambon n’avait connu un tel succès ! L’idée de recommencer pourrait bien les titiller…

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Film iconoclaste, véritablement drôle, avec un sens indéniable de la punchline et qui tape sur tout le monde; mais aussi à la fois une sorte de slasher (bien rythmé, bien interprété, bien écrit) pas si timide qui propose son lot de politiquement incorrect et même d'hémoglobine.

Un bug dans la matrice du champ cinématographique.




12 : Censor (Prano Bailey-Bond)

























Synopsis : Enid travaille dans un bureau de classification des films. Un jour, elle découvre un film d’horreur qui lui parle intimement et la renvoie à son passé. Enid cherche alors à démêler le mystère qui se cache derrière cette œuvre…

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Énigmatique et porté par une réelle ambiance, difficile de ne pas se laisser happer.



11 : Vicious fun (Cody Calahan)




















Synopsis : Années 80, Joel est un geek comme on n’en fait plus. Naïf, fan de films d'horreur et secrètement amoureux de sa colocataire. Après une soirée arrosée, il se retrouver malgré lui au beau milieu d’une séance d’assassins anonymes. Deux solutions s’offrent à lui : mouiller son pantalon et terminer en sashimi humain ou faire appel à son encyclopédique connaissance du genre pour passer incognito...

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Loufoque, décalé et inventif, un pur film jouissif suintant l'inventivité de tous les côtés.


10 : Nobody (Ilya Naishuller)



















Synopsis : Hutch Mansell, un père et un mari frustré, totalement déconsidéré par sa famille, se contente d’encaisser les coups, sans jamais les rendre. Il n’est rien. Une nuit, alors que deux cambrioleurs pénètrent chez lui, il fait le choix de ne pas intervenir, plutôt que de risquer une escalade sanglante. Une décision qui le discrédite définitivement aux yeux de son fils Blake, et qui semble l’éloigner encore plus de sa femme Becca. Cet incident réveille chez cet homme blessé des instincts larvés qui vont le propulser sur une voie violente, révélant des zones d’ombres et des compétences létales insoupçonnées. Dans une avalanche de coups de poings, de fusillades et de crissements de pneus, il va tout faire pour tirer sa famille des griffes d’un redoutable ennemi et s’assurer que, plus jamais, personne ne le prenne pour un moins que rien.

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Second film de ce "top" à s'inscrire dans la liste des anti-John Wick, Nobody tourne tout à la dérision et livre une violence folle extrêmement satisfaisante. Une pure oeuvre borderline aussi drôle que brutale.


9 : Limbo (Soi Cheang)

























Synopsis : Dans un Hong Kong crépusculaire, la jeune recrue Will Ren et le flic vétéran Cham Lau font équipe pour arrêter un tueur en série qui s'attaque aux femmes en leur coupant les mains...

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Sur un sublime noir et blanc Limbo nous embarque dans les noirceurs de Hong kong mais aussi de l'âme humaine avec brio. Totalement dans ce que le cinéma Coréen ultra-violent sait faire de mieux.


8 : Come true (Anthony Scott Burns)




























Synopsis : Les nuits de Sarah, une adolescente fugueuse, sont peuplées de cauchemars récurrents. À la suite d’une petite annonce, elle accepte de participer à une étude rémunérée sur le sommeil, mais s’aperçoit que les médecins y pratiquent de bien dangereuses expériences...

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Rares sont les films à parvenir à rendre leur mythologie crédible et à réellement amener des sensations d'angoisse; avec de brillantes idées et une ambiance glaciale "Come True" en fait partie.



7 : The feast (Lee Harven)

























Synopsis : Dans une demeure somptueuse construite insolemment en pleine campagne du Pays de Galles, un festin se prépare pour des hôtes de marque. L’éthérée Cadi, venue faire le service, baguenaude de pièce en pièce tandis que les pressions alentour se multiplient dans le silence de la lande austère.

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Oeuvre fascinante ponctué de plans sublimes et de malaise pertinemment instiller, difficile de ne pas reconnaître que formellement "The Feast" dispose d'une réalisation quasi parfaite. Difficile aussi de ne pas sentir planer ou au moins retrouver des similitudes avec le cinéma de Yórgos Lánthimos.


6: The innocents (Eskil Vogt)




















Synopsis : Dans la quiétude d’une banlieue assoupie par l’été nordique, quatre enfants se découvrent d’étonnants pouvoirs qu’ils convoquent innocemment dans leurs jeux, loin du regard des adultes. Alors qu'ils explorent leurs nouvelles aptitudes dans la forêt et le parc environnants, leurs distractions prennent peu à peu une tournure inquiétante.

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Aussi fascinant que troublant, ce long métrage de Eskil Vogt - à la direction d'un casting d'enfants assez exceptionnel - captive le spectateur et l’amène vers des réflexions plutôt terrifiantes : Et si un jour ils obtenaient les moyens de prendre le pouvoir ?



5 : The Sadness (Rob Jabbaz)























Synopsis : Après un an de lutte contre une pandémie aux symptômes relativement bénins, une nation frustrée finit par baisser sa garde. C'est alors que le virus mute spontanément, donnant naissance à un fléau qui altère l'esprit. Les rues se déchaînent dans la violence et la dépravation, les personnes infectées étant poussées à commettre les actes les plus cruels et les plus horribles auxquels elles peuvent penser.

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Survival horror effréné et suffoquant ponctué d'hémoglobine et de sexualité déviante à foison, comment bouder ce rejeton génial et légitime de la CAT III ?



4 : Pleasure (Ninja Thyberg)





















Synopsis : Une jeune suédoise de 20 ans arrive à Los Angeles dans le but de faire carrière dans l’industrie du porno. Sa détermination et son ambition la propulsent au sommet d’un monde où le plaisir cède vite la place au risque et à la toxicité.

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Véritable satire de société dépouillée de tout manichéisme, le domaine ausculté - qui n'est autre que la pornographie - convoque en réalité de nombreux thèmes tels que le rapport au désir, l'ascendance d'une star, la perdition et la toxicité du plaisir.

Fascinants sous tous ses aspects, le portrait dressé par Ninja Thyberg montre ce que cette industrie recèle de pernicieux mais expose aussi une sublimation de la sexualité servie par une réelle psychologie du propos et une réalisation intense.



3 : Last night un Soho (Edgar Wright)





















Synopsis : Une créatrice de mode est mystérieusement capable de se rendre dans les années 1960, où elle rencontre un chanteur. Cependant, le luxe qu'elle découvre n'est pas tout ce qu'il semble être, et les rêves du passé commencent à se transformer en quelque chose de bien plus sombre.

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Dernier bijoux d'Edgar Wright, peut être son meilleur film, "Last night in soho" nous embarque dans le Londres des années dans ce qui s'apparente autant à un rêve qu'un cauchemar.


2 : Bruno Reidal (Vincent Le Port)

























Synopsis : 1er septembre 1905. Un séminariste de 17 ans est arrêté pour le meurtre d’un enfant de 12 ans. Pour comprendre son geste, des médecins lui demandent de relater sa vie depuis son enfance jusqu’au jour du crime. D’après l’histoire vraie de Bruno Reidal, jeune paysan du Cantal qui, toute sa vie, lutta contre ses pulsions meurtrières.

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D'un fait divers (réel) de meurtre d'apparence banal, son réalisateur parvient à en extraire toute la profondeur et à transposer ça dans une oeuvre anthropologiquement fascinante et troublante.


1 : Oranges sanguines (Jean-Christophe Meurisse)























Synopsis : Au même moment en France, un couple de retraités surendettés tente de remporter un concours de rock, un ministre est soupçonné de fraude fiscale, une jeune adolescente rencontre un détraqué sexuel. Une longue nuit va commencer. Les chiens sont lâchés.

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Portrait délicieusement satirique d'une France meurtrie, ascenseur émotionnel pour lequel on était pas prêts, une véritable "tragédie" où l'on commence à rire de bon cœur pour progressivement rire jaune. Tout simplement la meilleure comédie dramatique (et que c'est noir) Française depuis "Bernie".

ps : Ne vous fiez pas à l'affichage ou à la communication un peu "convenue" autour de ce film; vendu comme ce qu'il est vraiment il serait invendable. C'est un vrai film fou.




Mention spécial pour "BAC Nord" de Cedric Jimenez et "Boite noire" de Yann Golzan, deux excellents films Français volontairement absents du top car trop éloignés de la ligne éditoriale du site.

Notons aussi que le film "Bull" de Paul Andrew Williams qui a remporté le prix du public au PIFFF et que je n'ai pas eu l'occasion de voir mais qui, pour de nombreuses raisons, aurait de trés grandes chances de figurer dans cette liste.

Comme d'habitude, les films susceptibles d'être programmés au Sadique-master festival ne sont pas mentionnés ici pour des raisons de partialité et de confidentialité.









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