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PIFFF (2022) (Jour 6) (Good Boy, Venus)




























Affiche quelque peu confuse qui ne contient pas clairement le titre original, "Good boy" du Norvégien Viljar Bøe part sur un pitch plutôt curieux et loufoque où un séduisant homme riche tente de rencontrer des femmes via une application de rencontre mais....il se trouve que chez celui-ci séjourne Franck. Un homme déguisé en chien; vivant quotidiennement comme un chien.

Difficile de ne pas spoiler au risque de dévoiler certains mécanismes narratifs, mais Good boy utilise les multiples atouts de son concept pour surprendre, désarçonner, et virer dans un étrange anti-50 nuances de Grey nourri par quelques idées brillantes qui peuvent d'ailleurs pertinemment transitionner du rire à l'inquiétude.



























Les attentes sont au rendez-vous, Jaume Balaguero annonce son grand retour vers un cinéma radical qui a su faire sa réputation avec certaines œuvres cultes. "Venus" revient donc, à l'inverse de ses derniers films, vers quelque chose de dur. De toute évidence, Balaguero ne manque pas d'idées car si "Venus" commence par un sombre drame urbain violent et musclé (particulièrement crédible et intense) il prend rapidement d'autres virages radicaux et semble livrer plusieurs films en un. Le rythme ne peut donc pas vraiment faiblir mais le spectateur ne sait plus vraiment où tourner de la tête et la cohérence amorcée lors de la première partie vol en éclat pour partir dans une forme de roue libre totale - certes généreuse en gore et en violence - mais en dépit d'un sens concret (dont on peut s'abstenir). Mention spéciale pour un final particulièrement vite expédié qui n'entretient pas l'efficacité qui commençait à s'instaurer et qu'on aurait aimé voir se perpétuer.



- Tinam (S.M)

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