PIFFF (2021) (Jours 1 et 2) (Veneciafrenia, The power)


Mercredi 1er décembre

























Séance d'ouverture de cette 10éme édition du PIFFF (Paris international fantastic film festival) suscitant de belles attentes, Veneciafrenia s'annonce comme la dernière oeuvre du maître Alex de la Iglesia qui renoue ici plus que jamais avec son attrait pour le loufoque et le théatrale. Grand-guignolesque et toujours social dans sa satire, le réalisateur Espagnol nous embarque au cœur du carnaval de Venise - ville dont il ne cesse de dépeindre la beauté - où des touristes disparaissent curieusement. Fresque Giallesque où les rues nocturnes laissent place au jeu du chat et de le souris, comédie absurde teintée d'une nostalgie à la sauce "c'était mieux avant", Veneciafrenia tape sur plusieurs tableaux et se montre particulièrement généreux. Pas nécessairement le film le plus atypique de son réalisateur ni celui délivrant le propos le plus poussé, il n'en demeure pas moins tout à fait agréable à visionner et clairement maîtrisé.


Jeudi 2 décembre

























Présenté par sa réalisatrice comme un film de fantôme "classique" abordant des thématiques modernes, "The power" semble au premier abord s'aligner sur bon nombres de productions actuelles à la qualité plus que discutable. Si dans la forme sa réalisatrice Corinna Faith n'a pas cherché à transcender réellement son propos et qu'elle n'épargne pas quelques jumpscare pas forcément trés utiles, elle parvient cependant à instaurer une ambiance servie par une belle photo, un casting convainquant et une gestion immersive du son.

Les errances de cette jeune fille fébrile lors de sa première garde de nuit d'un hôpital des années 70 sujet aux coupures de courant posent un climat et l'histoire de "possession" liée à tout cela apparaît presque comme secondaire tant l'essentiel de l'attention se porte surtout sur l’atmosphère qui règne dans cet endroit. D'abord donc accessoires, les éléments surnaturels se dévoilent et donnent une certaine cohérence au récit. Ainsi, si "The power" ne révolutionne rien il reste honnête et plutôt convainquant.


– Tinam (S.M)


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