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Etrange festival (2023) (jours 1 et 2) (The Childe, Autour de Conan)




Mardi 5 septembre





















Le coup d'envoi de cette nouvelle édition de l'Etrange festival est lancé et la soirée s'introduit avec "The Childe" thriller Sud-Coréen (réalisé par Park Hoon-jung, aussi scénariste de I Saw the devil) musclé ponctué de scènes explosives, d'humour noir et d'ultraviolence savamment dosée.

Ainsi, on y suit un boxeur Philippin vivant de combats illégaux et en quête d'identité se retrouvant embourbé dans des histoires infernales où plus ou moins tout le monde veut s'arracher sa peau.

Avec ses compétences martiales hors-norme il se retrouve donc seul contre tous à briser des os, trancher des visages et trouer des corps de balles durant à peu prés 2 heures, et ce pour notre plus grand plaisir avec une énergie qui n'est pas sans rappeler les virulents John Woo (Hardboiled, évidemment) de l'époque.

Une dramaturgie (liée à l'identité du principal protagoniste) plutôt habile vient habiller cette histoire aux milles ramifications et donner de la consistance à ses personnages comme à son scénario, le tout sur un humour noir corrosif et cruel.

Une séance d'ouverture donc totalement divertissante et jouissive.


Mercredi 6 septembre

Séance particulièrement hybride puisqu'un s'agit de l'univers tentaculaire de l'incontournable Bertrand Mandico se consacre, à travers plusieurs œuvres, à l'univers de Conan dans une forme assez proche du roman original de Robert E. Howard. Si l'on ne visionne pas à l'ossature de son projet qui n'est autre qu'un long-métrage consacré Conan, on découvre donc autre chose de beaucoup plus méta : deux courts-métrages polymorphes mettant en scène un réalisateur...sur le tournage de Conan !

Avec ce nouveau souffle, Bertrand Mandico parvient à s'affranchir de certaines circonvolutions qui touchaient certains ses derniers films, et il nous éblouie d'une créativité nouvelle explorant, justement, le processus créatif de l'artiste et la place de l'art dans la société représentée ici à travers un primitivisme paroxystique où la barbarie fait règne au milieu d'un paysage sublime.

Les deux courts-métrages qui composent cette nouvelle extension se nomment ainsi "Rainer, a vicious dog in skull vallley" / "Nous les barbares" et dans chacun d'entre eux nous retrouvons cette singularité propre à Mandico; comme cet esthétisme onirique et vivant ou cette théâtralité pleinement assumée.

Si "Rainer" est plus hypnotique, plus envoutant, "Nous les barbares" s'étend légèrement plus dans sa rhétorique et peut, à certains moments, nous faire quelque peu décrocher.

Pour autant, Mandico reste l'un des cinéastes Français les plus fascinants et sa créativité - son univers - risque de nous captiver pendant encore longtemps.



-- Tinam (S.M)

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