Étrange festival (2021) (Jour 1) (Barbaque, The Sadness)

Dernière mise à jour : oct. 5


Mercredi 8 septembre


L'étrange festival débute et le premier film initialement prévu sur mon programme se trouve être "The Sadness" - film de zombie Taïwanais de Rob Jabbaz. Sous la sollicitation de certains amis, je me laisse finalement tenté par le film d'ouverture de la séance précédente, un certain "Barbaque" - film Français de Fabrice Eboué. Surprise inattendue que l'on avait clairement pas vu venir, Barbaque s’avère en réalité être un petit délice absolument génial où un couple de boucher trucide des vegans.

Ni plus ni moins qu'un bug dans la matrice du champ cinématographique Français subventionné, diffusé et soutenu, ce nouveau long métrage de Fabrice Eboué jusque là cantonné à un humour noir pas si offensif que ça est une véritable jouissance. Un film iconoclaste, véritablement drôle, avec un sens indéniable de la punchline qui tape sur tout le monde; une ode à l'anti-véganisme (qui attaque aussi clairement la boucherie industrielle) , à la fragilité woke SJW, mais aussi entrecroisé à une sorte de slasher (bien rythmé, bien interprété, bien écrit) pas si timide qui propose son lot de politiquement incorrect et même d'hémoglobine.

Chose assez incompréhensible : nous apprenons même que le film va passer au cinéma et...en soirée sur...Tf1. Le réalisateur en personne ne comprend pas vraiment pour TF1 mais s'en amuse particulièrement et constate, tout comme nous, que si celui-ci n'est pas censuré il risque de susciter de sacrées controverses. En cette période d'heure de gloire d'une cancel culture étouffante et invasive, "Barbaque" est l'antidote parfait pour vous soigner et vous apaiser l'esprit.

Considéré par certaines critiques comme "le films de zombie le plus dépravé jamais réalisé", on constate avec une certaine satisfaction que publicité autour de "The Sadness" n'est pas vraiment mensongère. Il s'agit probablement du film le plus "insoutenable" du festival mais il ne semble pas avoir rude concurrence à ce niveau. Par ailleurs, il peut aussi probablement se targuer de mériter la qualification de l'un des films de "zombie" le plus dépravé et gore réalisé, bien qu'il ne soit pas proprement un film de "zombie" mais plutôt d'infectés dont le concept - comme le film "The signal" (celui de 2017) - tourne surtout autour d'une population qui sombre inexplicablement dans la folie. C'est gore, ça s'inspire ouvertement de la fameuse BD "Crossed" croisé à la la folie de la CAT III, et on ne peut nier une forte générosité dans ce qu'il offre au spectateur. Au delà de son concept, "The Sadness" s'apparente à un survival horror effréné et suffoquant ponctué d'hémoglobine et de sexualité déviante à tous les recoins. Notons aussi, sadiques que nous sommes, un bel hommage de mauvais gout à A Serbian film et à Irréversible que les initiés remarqueront !


- Tinam.


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