Bliss – Le psychédélisme de Gaspar Noé trempé dans l’hémoglobine du gore (2019)

Stroboscopes et néons, rotations à 360 degrés, « Bliss » s’apparente dès les premières visions de son trailer à une imagerie tout droit sortie d’un film de Gaspar Noé avec Benoît Debie (habituel chef op de ce dernier) à la photographie. À cela s’ajoute une abondance d’hémoglobine et des thématiques relatives au vampirisme. Plutôt familier de la scène horrifique, Joe Begos compte dans sa filmographie déjà quelques courts métrages ainsi que deux longs; Almost Human (2013) et The Mind’s Eye (2015) que l’on ne retient pas nécessairement comme du cinéma « extrême ». Pourtant, tout porte à croire que Bliss dénote avec sa ligne éditoriale habituelle et vire vers quelque chose de possiblement plus intéressant si l’on se réfère à nos attentes.

Continuer la lecture
Publier dans Non classé | laissez un commentaire

ILL – Anthologie de cinéma d’horreur biologique

L’actuelle recrudescence de productions au sein du cinéma underground extrême nous offre des réalisateurs confirmés ou émergents en plein essor, et que peut-on espérer de mieux qu’une collaboration active entre ceux-ci ? Avant même de réellement savoir de quoi l’anthologie « ILL » traite, elle attire déjà notre regard par les noms qu’elle présente sur son affiche; à savoir Lucio A. Rojas (Trauma), Domiziano Cristopharo (House of flesh manequins, Xpiation), Kai E. Bogatzki (Scars of Xavier) et Lorenzo Dante Zanoni (« Caetophobia » de Taste Of Phobia – une autre anthologie). 4 segments liés par un fil conducteur thématique relatif aux « virus » biologiques qui induisent un rapport au corps marqué ainsi qu’une horreur par conséquent très « organique ».

Continuer la lecture
Publier dans Extrême, Gore, Horreur, News | laissez un commentaire

The Slaying of Robert Beckowitz – Premier film sordide d’une saga signée Tetrovideo

Subitement débarqué d’on ne sait trop où si ce n’est à la confluence de différentes figures du cinéma underground extrême, les éditions Britanniques Tetrovideo suscitent un certain enthousiasme et une attention croissante dans le milieu. Après la sortie de différents titres déjà incontournables tels que The life and death of a porno gang ou Your Flesh your Curse, la distribution se lance dans la production d’une saga extrême consacrée à des tueurs en série réels ayant marqué les esprits de part leurs déviances. Cette saga ainsi intitulée TetroManiac va s’introduire par « The Slaying of R.Beckowitz » traitant donc du meurtre sanglant de Robert Beckowitz tué, mutilé, violé (post-mortem), filmé et photographié en juillet 1982 par son ex-femme (Jeannine « Charlie » Clark) et son nouveau compagnon (James Glover) au cours d’un véritable acharnement macabre.

Continuer la lecture
Publier dans Extrême, Faits divers | laissez un commentaire

The Scuzzies – le nouveau court métrage de Screamerclauz qui va vous violer le cerveau

On ne présente plus Jimmy Screamerclauz et les injections de folie pure qu’il insémine dans notre encéphale avec ses films animés complètement détraqués que l’on croirait tout droit sorti d’un cauchemar d’Émile Louis sous LSD. D’abord musicien, il collabore ensuite avec de nombreux projets musicaux fusionnés à ses clips déments : du speedcore au horrocore. Il se fait plus largement connaitre dans le milieu du cinéma underground extrême avec ses longs métrages « Where the dead go to die » et « When the black birds fly » (diffusé à la seconde édition du SMFEST) qui affirment chez lui une capacité à savoir travailler une réelle narration au-delà de ses fulgurances visuelles et déviantes.

Continuer la lecture
Publier dans Non classé | laissez un commentaire

Les dossiers Sadique-master : Dissection du cinéma underground extrême (Livre)

Résumé : Nous savons déjà que les comédies sont conçues pour faire rire, que l’action se doit de divertir, que l’horreur procure frissons et angoisses, que le porno excite, que le drame provoque des larmes. Mais que sait-on d’oeuvres comme Subconcious Cruelty, Begotten ou Melancholie der Engel ? Absolument rien. C’est l’étrangeté totale, l’expérience de l’inconnu. C’est cette ascension vers un ailleurs mental qui rompt avec toutes les conventions cinématographiques et artistiques, en les transgressant. Plusieurs questions s’imposent : qu’est-ce qui a pu contribuer à la création et à l’évolution d’un tel cinéma ? Et pourquoi aimons-nous cet art si singulier, sensé nous inspirer de la répulsion ? Pourquoi exerce-t-il chez nous une telle attraction ? Les réponses se trouvent dans ce livre. Rétrospectives et dissections sont les méthodes appliquées pour explorer tous les horizons possibles et imaginables d’un certain cinéma extrême, allant du gore allemand aux films undergrounds new-yorkais des années 80, au Bis d’exploitation crasseux et immoral, aux OFNI expérimentaux les plus déments, jusqu’à l’intégration de la pornographie dans le cinéma déviant. Nous analyserons les éléments majeurs de cet art si fascinant, les cinéastes bafoués, censurés, relégués dans leur microcosme, ceux qui ont osé. Nous aborderons le mythe du snuff movie, explorerons les oeuvres trop ambigües pour être évoquées ailleurs, les inabordables, les inaccessibles, celles dont personne ne veut parler et qui, à ce jour, demeurent encore inconnues pour d’obscures raisons.
Continuer la lecture
Publier dans Non classé | laissez un commentaire

Suspiria (2018) (Luca Guadagnino) (Critique)

Synopsis : Susie Bannion, jeune danseuse américaine, débarque à Berlin dans l’espoir d’intégrer la célèbre compagnie de danse Helena Markos. Madame Blanc, sa chorégraphe, impressionnée par son talent, promeut Susie danseuse étoile.
Tandis que les répétitions du ballet final s’intensifient, les deux femmes deviennent de plus en plus proches. C’est alors que Susie commence à faire de terrifiantes découvertes sur la compagnie et celles qui la dirigent…

Tout d’abord, affranchissez vous du « culte » que vous pouvez porter à l’oeuvre originale d’Argento pour réellement apprécier et digérer cette vision complètement nouvelle de Luca Guadagnino qui peut en désarçonner plus d’un.

Continuer la lecture

Publier dans Critiques | laissez un commentaire

St Agatha (2019) (Darren Lynn Bousman) (Critique)

Présenté comme un nunsploitation horrifique, St Agatha déroge avec les thématiques habituelles traitées par son réalisateur Darren Lynn Bousman connu essentiellement pour plusieurs volets de la saga Saw.
Le creuset de la nunspoitation qui nous attire généralement chez Sadique-master se trouve dans cette alliance de blasphème frontal et d’érotisation irrévérencieuse mêlée parfois à une dose de gore ainsi qu’à divers sévices. De tout ça, St Agatha n’en reprend sur les sévices, et ceux-ci s’avèrent majoritairement psychologiques même si il se laisse aller parfois à quelques rares excès graphiques en hémoglobine. Donc point d’effusion de sang abondante ni de saphisme entre de séduisantes nones dénudées.

Continuer la lecture

Publier dans Critiques | laissez un commentaire

Géradmer (2019) (Jours 4 et 5) (Aniara, Dead Ant + Palmares)

Film de science fiction/anticipation Suédois (pays en pleine expansion cinématographique dans le cinéma dans le « genre »), par son pitch Aniara s’impose comme l’un des films les plus intéressants de la compétition. Les ressources terrestres exploitées et épuisées, ce qu’il reste de l’humanité embarque à bord de plusieurs vaisseaux spatiaux confectionnés afin de reproduire les conditions de vie de la terre à travers de géants centres commerciaux et autres lieux dédiées aux différentes occupations et activités habituelles. Continuer la lecture

Publier dans Non classé | laissez un commentaire

Géradmer (2019) (Jour 3) (Zoo + nuit Ozploitation)

Love story dans un contexte post-apo servant surtout de prétexte au développement du concept, Zoo d’Antonio Tublen se veut avant tout une romance avec l’ajout, en second plan, de quelques éléments du cinéma horrifique. Un couple en fin de vie voit ses sentiments renaître lorsqu’une contamination zombie les oblige à rester chez eux et à cohabiter avec plus de signifiance mutuelle. Continuer la lecture

Publier dans Non classé | laissez un commentaire

Géradmer (2019) (Jours 1 et 2) (Escape game, Rampant)

Séance d’ouverture de Geradmer, Escape Game d’Adam Robitel introduit les festivités avec un film au titre on ne peut plus évocateur sur son contenu ainsi que son concept. Différentes personnes de différents milieux sociaux reçoivent une mystérieuse boîte supposément impossible à ouvrir renfermant une invitation pour un escape game avec à la clef une somme de 1 million de dollars pour le vainqueur. Continuer la lecture

Publier dans Non classé | laissez un commentaire