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PIFFF (2023) (Jours 1 et 2) (Dream scénario, The sacrifice game, Proprety)

Dernière mise à jour : 18 déc. 2023

Mercredi 6 décembre



























Démarrage de cette 12éme édition du PIFFF avec l'aboutissement ultime de la Nicolas Cage-ception; autrement dit l'obsession - nourrie avec beaucoup d'auto-dérision par le concerné - autour des expressions faciales, des mémes sur internet, et du cabotinage de l'acteur Nicolas Cage apparaissant depuis un certain temps dans de nombreux films étranges, séries B ou OFNI.

Il incarne donc parfait ce mystérieux homme tout à fait banal dont, soudainement, tout le monde se met à rêver la nuit. Son apparition dans les rêves créés de vives réactions et permet d'activer une parabole pertinente sur la viralité des réseaux sociaux, leur influence et l'hystérie qu'ils peuvent générer. Parallèlement, ce concept basé sur une idée fort originale permet à cette occasion de nombreux rebonds scénaristiques loufoques et insolites.

Si sur sa première partie "Dream Scénario" fait véritablement rire (étant réalisé par Kristoffer Borgli déjà responsable de "Sick of myself", cet humour noir grinçant ne nous étonne pas vraiment), il prend par la suite une tournure plus sérieuse, plus grave, peut-être moins digeste pour son sujet.

Pour autant, il reste un film singulier parsemé d'idées intéressantes.


Jeudi 7 décembre


























Sur un pitch de base plutôt alléchant, "The sacrifice game" amorce la rencontre entre des disciples de Charles Manson en pleine folie meurtrière et...un pensionnat de jeune fille quasiment vide lors du soir de Noel. Si le début laisse présager une certaine brutalité et qu'on attend avec impatience la confrontation explosive entre ces deux mondes, le scénario part rapidement dans des théories plus farfelues et tergiverse beaucoup autour de la "véritable" nature du mal et de qui est le grand méchant de l'histoire. Caricature parfois attachante, le tout vire hélas dans le grotesque et se perd quelque peu entre ses idées.
























Avec comme socle la lutte des classes, "Property" - du Brésilien Malu Galli - pose les bases d'un cinéma social exploitant une problématique : des ouvriers agricoles apprennent que la terre où ils travaillent va être vendue.

Le coupe de propriétaire se rend sur place, et alors que le ton monte l'homme est séquestré tandis que sa femme se réfugie dans sa voiture blindée. Les possibilités scénaristiques sont désormais multiples et le thriller social vire rapidement au pur survival immersif pour notre plus grand plaisir.

La crainte de voir Property s'enfoncer dans un discours moralisant s'évapore rapidement alors qu'il concentre toute son énergie à exploiter efficacement ses mécanismes de tension jusqu'à s'épanouir dans un impitoyable cynisme froid et désabusé.

Une de belles surprises du festival.



– Tinam (S.M)

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