PIFFF (2019) (Jours 5-6 et 7) (I see you, Why don’t You just die, Dog dont’ wear pants + palmarès)

Il y a de ces films dont tout repose sur le twist final, et ces autres qui fonctionnent essentiellement autour d’un concept bien huilé; I See you d’Adam Randall emprunte une portion de ces deux-là et les superpose à une histoire d’apparence banale. Teintée d’un machiavélisme plaisant, la narration se développe autour du destin tragique d’un officier de police trompé par sa femme, rejeté par son fils, et rappelé par une ancienne histoire de disparition. Ainsi, pour parsemer le tout, des événements étranges surviennent dans leur luxueuse maison. Avec son développement, I See you peut se targuer de jouer avec une tendance naturelle au scepticisme et propose quelque chose de plutôt intelligent.

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PIFFF (2019) (Jour 3) (Spiral, MOPE)

Présenté comme une oeuvre miroir à l’excellent « What keeps you alive » diffusé l’année précédente, Spiral de Kurtis David Harder expose des similarités évidentes dans ses thématiques, certaines plus intensément que d’autres. Cependant, là où What keeps you alive utilisait le profil homosexuel de ses protagonistes « femmes » pour poser un contexte et développer l’histoire (en livrant une oeuvre délicieusement radicale), Spiral semble reléguer son scénario au second plan et se concentrer davantage sur l’oppression (assez manichéenne dans son évolution – dixit le caméo final) que subissent ses deux protagonistes homosexuels « hommes » en le distillant dans une paranoïa persécutrice beaucoup trop explicite tirée d’un Get Out (harcèlement inexpliqué d’un voisinage malveillant) de Jordan Peele.

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Les meilleurs films de 2019 : Classement Sadique-master – TOP 20

20 : Colour out of space (Richard Stanley)

Synopsis : D’après la nouvelle La Couleur tombée du ciel de Howard Phillips Lovecraft sortie en 1927.
Les Gardner ont à peine le temps de s’habituer à la vie de la campagne qu’une météorite explose dans leur jardin en pleine nuit, dans un halo d’une lumière qui n’existe pas. Peu à peu, la propriété familiale semble contaminée par un mal indicible, qui affecte la flore, la faune… et les Gardner.

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PIFFF (2019) (Jour 2) (The hole in the ground, The mortuary collection)

Seconde journée du PIFFF et nous débutons avec le sinistre film Irlandais « The hole in the ground » qui reprend curieusement des thématiques et un contexte similaires à ce cher film d’ouverture qu’est « Color out of space« . L’histoire s’articule autour d’un mystérieux cratère géant apparu dans le sol en plein milieu de la forêt et à proximité de quelques habitations reculées. Ainsi, une femme récemment emménagée avec son fils dans les environs constate un comportement étrange venant de celui-ci…Là où justement Colour out of space marquait un filtre numérique dont on se serait bien abstenu, The hole in the ground de Lee Cronin propose une palette graphique sombre et une atmosphère générale efficacement austère qui n’attend pas le développement de son histoire pour imprégner le spectateur.

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PIFFF (2019) (Jour 1) (Color Out of space)

Première journée au Paris international fantastic film festival en cette période troublée par la gréve des transports en commun, ceci impactant par conséquent l’événement. Pourtant, à la grande surprise des organisateurs eux-même, cette séance d’ouverture offrant une adaptation Lovecraftienne signé Richard Stanley fait salle comble ! Nicolas Cage en tête d’affiche du casting dans sa démence la plus délicieuse y est t’il pour quelque chose? Nous ne le saurons jamais. Ainsi commence le fort attendu « Color out of space » prenant de folie la famille Gardner lorsqu’une mystérieuse substance extraterrestre s’implante dans leur jardin après qu’une couleur indescriptible se soit soudainement manifestée.

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(PIFFF) Paris international fantastic film festival – 2019 – 9éme édition

De retour pour sa 9éme édition, le Paris international fantastic film festival s’étend au-delà des thématiques restrictives qui faisaient sa définition et propose par conséquent des œuvres intéressantes dans le domaine du « réel » tout en conservant cette appétence pour le fantastique pur, comme peut nous le démontrer le tant attendu film d’ouverture « Color Out of space » réalisé par Richard Stanley d’ailleurs présent à l’événement.

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L’étrange festival (2019) (jours 10,11,12) (A Winter’s tale, Koko-di koko-da, True history of kelly gang)

Sulfureux dés ses premiers aspects, A winter’s tall de Jan bonny transgresse successivement les fausses certitudes qu’il tend au spectateur. Un couple de jeunes paumés profondément enlisé dans une misère sociale et sentimentale voit son quotidien morne bousculé par l’arrivée de Maik; un charismatique criminel qui, avec eux, forme une approximative cellule terroriste visant à commettre des assassinats contre les immigrés extra-européens installés Allemagne. Bien qu’il agrémente la narration, le sous-texte idéologique reste constamment au second plan et l’on se concentre essentiellement sur les déboires et élucubrations de ce trio particulier, ambiguë et complexe. Ainsi, avec une violence radicale et un portrait social pertinent, A winter’s tall parvient brillamment à embarquer dans ses méandres.

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L’étrange festival (2019) (jours 8 et 9) (Family Romance LLC, Les sources occultes, Vivarium, Lilian)

Mercredi 11 septembre

Dernièrement, nous connaissons Werner Herzog essentiellement à travers ses documentaires dont, dans les grandes lignes, « Family romance, LLC » en singe les principaux aspects bien qu’il demeure dans sa réalisation complètement fictif. Traitant de l’interchangeabilité des êtres dans une relation affectueuse et la déshumanisation de la société japonaise dans ses reproductions des confections humaines, Family Romance se présente comme un faux documentaire. Avec une forme plutôt curieuse, on y suit une jeune fille retrouvant son supposé père qu’elle n’a pas vu depuis sa petite enfance; hélas celui-ci est un acteur de la société « Family romance » engagé par sa mère. Ainsi se tracent toute la complexité et le paradoxe des relations parents/enfants. Touchant et troublant.

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L’étrange festival (2019) (jours 6 et 7) (Monos, Adoration, Knives & skin)

Livrés à eux-même, des enfants soldats en autarcie dans une montagne de l’Amérique latine s’entraînent pour le compte d’une organisation à survivre tel des guérilleros. Ils maintiennent en captivité une otage Américaine et doivent s’occuper d’une vache laitière censée les « responsabiliser ». Recevant leurs ordres d’un messager, ils évoluent dans les forêts et vivent leur quotidien. Second film naturaliste de la programmation après « The Mute », la beauté formelle de la photographie et le décor immergent déjà ne serait-ce que par leurs images et confèrent à « Monos » une authenticité surplombé par un jeu d’acteur remarquablement authentique. Non pas dénué pour autant de sens, ce nouveau long métrage d’Alejandro Landes connu aussi pour son documentaire « Cocalero » démontre la prédation au sein d’un groupe d’enfants où seule la loi du plus fort règne et où, en l’absence de repères, ceux-ci sont livrés à eux-même. Si l’on peut légitimement se poser la question de la relative « modération » des jeunes guérilleros sensiblement plus violents dans la vie réelle (Johnny mad dog sur cet aspect semblait plus réalistement juste) on parvient quand même à plonger avec eux dans leur cadre devenu, avec l’expérience, naturel.

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L’étrange festival (2019) (jours 4 et 5 ) (Cut off, Furie, The mute)

Austère et glacial comme seuls savent le faire les Scandinaves ou encore les Allemands, avec Cutt off le réalisateur Christian Alvart livre une oeuvre radical où les concessions semblent rangées profond dans les abysses de la morale. Totalement dans le ton et l’atmosphère qui gouverne « Les enquêtes du département V », là encore tous les éléments tels que le casting, le jeu d’acteur, le climat météorologique, le paysage ou la structure narrative propulsent Cut Off bien au-delà des thrillers aseptisés et agrémente le tout de sa réalisation austère. Afin de donner du relief au récit – un légiste trouvant dans un corps une capsule contenant le numéro de téléphone de sa fille – Christian Alvart se permet même quelques scènes gores volontairement étendues et intelligemment appliquées. Bien que l’on connaisse déjà la recette dans les grandes lignes, un film de cet acabit se savoure toujours.

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