L’étrange festival (2020) (jours 4,5,6) (A Dark Man, Dark man – Teddy)

De provenance du Kazakhstan, « A Dark Man, Dark man » compte parmi ces films froids, avec de longs plans fixes, des dialogues lourds qui viennent appuyer une ambiance austère. Fortement inspiré du cinéma de Kitano, la moral, la droiture et la corruption constituent le socle de cette nouvelle oeuvre d’Adilkhan Yerzhanov se déroulant dans un étrange de no man’s land rural où on ignore ce qui s’y trame exactement.

Cependant, au-delà de certaines bonnes idées, « A Dark Man, Dark man » s’acharne trop à retranscrire une forme de morosité jusqu’à ce que son atmosphère pesante vire vers une forme de redondance ponctuée d’une lenteur excessive. On comprend les enjeux mais le trait est trop marqué, abusivement harassant. Retenons cependant une fin intéressante qui re-dynamise en vain ce qui l’a précédé.

Lundi 7 septembre

Cinéma social avec sa thématique fantastique du loup garou, cette fable loufoque dans notre belle campagne des Pyrénées parvient à nous attacher à ses personnages et à développer quelque chose de sensible malgré la légèreté du ton. « Teddy » nous narre son histoire; celle d’un jeune homme marginal dans un petite village où il se passe des choses étranges auxquelles il semble lié. Ainsi, le « mystère » est ponctué d’une drôlerie absurde qui n’est pas sans nous rappeler la bizarrerie spontanée d’un P’tit Quinquin de Bruno Dumont. Agréable surprise.

Tinam (S.M)

Sadique-Master 2020 – droits réservés

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