BIFFF 2016, journées 11, 12, 13, Palmarès, tops et flops

benavidez

Intrigué par cette affiche très Vintage et par la présence de son argentine de réalisatrice, Laura Casabe venue présenter son film, nous nous rendons en ciné 2 pour assister à la première européenne de Benavidaz’s case. Nous sommes plongés dans une hagiographie relativement ténébreuse entremêlant délires psychotiques et monomanie artistique, sombrant parfois dans un égarement farfelu . A force de vouloir faire trop compliqué, il arrive parfois d’en oublier l’essentiel, ce qui est à mon sens le principal défaut de ce métrage, pourtant très soigné techniquement. La thématique des limites admissibles qui peuvent être attribuées à une oeuvre artistique quelconque laisse souvent place à un vif débat, les uns s’insurgeant pour une liberté totale, les autres arguent du fait qu’on ne peut pas tout tolérer… Je vous laisse seuls juges, surtout une fois que vous aurez vu Benavidez’s case dont l’issue finale sera probablement rapidement pressentie par nombre de spectateurs.

Ma note:5.5/10.

thepriest

Nous enchaînons par The Priests, oeuvre coréenne sur la thématique de la possession. Je ne vous ferai pas l’affront de vous décrire le synopsis, il vous suffit de mélanger ceux de tous les films d’exorcisme, d’y ajouter une touche d’exotisme (oui c’est voulu), un directeur photo coréen et deux curetons coréens, de bien mélanger le shaker, et le tour est joué. The Priest est la preuve incarnée que même en Corée, on peut produire des daubes sans nom. C’est d’une lenteur inimaginable, il ne se passe d’ailleurs rien pendant les 80 premières minutes (dans ma magnanimité, je vous évite une attente insupportable), et dans les minutes restantes, on assiste à la scène habituelle ou les diacres psalmodient des versets de la Bible le tout bien évidemment en coréen, pompée sans aucune pudeur sur L’exorciste. Donc mon conseil, évitez de gaspiller votre temps dans ce film qui hormis un profond ennui, n’apporte absolument rien.

Ma note: 2/10.

ABC_s_Of_Superheroes

Dernier film de la soirée, avec ABC’s of superheroes, dont la plus que sympathique équipe teutonne nous avait fait l’insigne honneur de se déplacer pour la projection. D’aucuns me contrediront probablement, mais je dois avouer avoir bien pouffé de rire lors de la projection de ce nanar dont l’équipe entière assume la responsabilité, pour le grand plaisir de certains et au grand dam d’autres. Cet Abécédaire de super-héros à la con, inutiles à souhait est ponctués de caméos plus que sympathiques avec les apparitions de Bai Ling, Jörg Buttgereit mais aussi notre ami Lloyd Kauffman. Vous l’aurez compris, c’est absurde, c’est gore, c’est fauché mais c’est souvent jouissif. Par contre, le point négatif réside dans la longueur du film (ou dans le nombre de lettres de l’alphabet, heureusement que les réalisateurs n’étaient pas chinois), car les gags redondants  et lourdingues commencent à devenir lassants un bon quart d’heure avant la fin. C’est pas grave, pour avoir passé d’éthyliques soirées en leur compagnie, je puis vous assurer qu’il sont encore bien plus passionnés que nous, et je ne puis que leur souhaiter une carrière féconde.

Ma note: 6.5/10.

meliesmoon

Avec tout le respect que j’ai pour Monsieur Luigi Cozzi et sa charmante épouse Letizzia, j’avoue ne pas avoir pu supporter les 130 minutes de cette oeuvre amphigourique, mélangeant faux documentaire et improbable quête du Graal, sur la thématique du cinéma. Par honnêteté intellectuelle, je ne le noterai donc pas.

somekindofhate

En route pour Some Kind Of hate, que l’on m’avait préalablement dépeint comme une daube innommable, j’ai donc fait l’effort de le visionner pour me faire ma propre idée. L’intrigue de ce slasher assez conventionnel se déroule dans une maison de correction pour adolescents difficiles située en plein  désert. Une tentative d’originalité peut être perçue, mais elle ne sauve pas le film d’une certaine platitude, bien que ponctué de scènes sanguignolantes. Bref slasher tout à fait conventionnel, ni bon ni mauvais, comme on en a vu des centaines. Je précise que l’héroïne est incarnée par la splendide (et le mot est faible), Grace Phipps dont le petit short moulant risque de faire tourner la tête à ces messieurs.

Ma note: 5/10.

southbound-poster-alternate

En route avec ce long-métrage venu tout droit du sud des Etats-Unis, qui est en réalité un film à sketchs quelque peu maquillé. Un fil conducteur commun pour ces 4 segments dont on perçoit à peine les sectionnements. Je ne vous cache pas que cette ambiance très Lovecraftienne m’a terriblement séduit, et que en ce qui me concerne, j’ai trouvé les 4 parties d’un niveau égal, à savoir excellent. Pour être tout à fait clair, il s’agit d’un de mes coup de coeur de cette édition, et qu’il figurera assurément dans mon top 5 de cette fin 2016. Cette ambiance moite qui vous tient tout le long du film,  n’est pas sans rappeler  In the Mouth Of Madness (une de mes oeuvre préférée de Carpenter), voire certaines oeuvres de Polanski. Bien qu’assez nihiliste dans sa conception, Southbound plonge le spectateur dans l’étendue désertique de ses délires les plus fous, en alliant le satanisme avec le gore assez osé, en passant par l’horreur pure et simple pour un mélange de genres au rendu magnifique, Du grand cinéma!  Nous terminerons donc ces comptes-rendu sur une note plutôt brillante, tout comme dans son ensemble, cette 34 ème édition du Bifff.

Ma note 9/10.

Sur ce lien le palmarès complet de l’édition 2016. http://www.bifff.net/fr/palmares2016/

Mes flops: 

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They lok like people

The priests

Martyrs (2016)

The End

The curse of the sleeping beauty

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Mes tops

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Southbound

Men and chicken

The Similars

The Rotten Link

 

The Laundryman

BL (Adam Korman)

Sadique-Master 2016 @droits réservés.

 

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