Festival international du film fantastique de Bruxelles (compte-rendu journées 7 et 8)

the target

Nous entamons la journée avec un thriller coréen, remake de « A bout portant » de Fred Cavayé. Un élève en dernière année de médecine est témoin de l’enlèvement de sa femme par une mafia locale, sa seule et unique chance de la sauver sera de faire équipe avec un tueur à gages. Bien que ce film soit techniquement irréprochable -comme le sont très souvent les oeuvres coréennes-, il faut avouer que le caractère lui fait cruellement défaut, car il brille de bout en bout par son impersonnalité, c’est là tout  le problème des remakes; un sensation d’ennui et de réchauffé m’ayant envahi dès le générique, pour ne jamais me quitter pendant 98 longues minutes. AU SECOURS MESSIEURS LES REALISATEURS ASIATIQUES: continuez de nous faire rêver en créant vous-même ces scénarios originaux qui nous plaisent tant, mais cessez de surfer sur la vague américaine des remakes sans intérêt. Ma note: 4.5/10 (pour les qualités graphiques). greatful dead

Après cette déception asiatique, nous entamons la projection d’un long-métrage nippon, dans un ciné 2 complétement bondé pour l’occasion. Nami, une jeune fille très « bordeline » dont l’occupation favorite est d’espionner tout ce qui passe à la portée des jumelles qu’elle a constamment rivées aux mirettes, hérite d’une petite fortune dont elle compte bien profiter d’une manière beaucoup moins conventionnelle que vous et moi… Bien qu’étant un peu long à se mettre en place, Greatful dead joue par la suite la carte d’un style assez cynique, pour lentement amener le spectateur vers un  final axé sur un trompe l’oeil grandiose dans le plus pur style Tex Avery de surcroît magnifiquement interprété. Pas loin du Chef d’oeuvre, ce film fera assurément partie de mon top dix de l’année, c’est pourquoi je vous conseille de vous le procurer dès qu’il sera disponible: merci Monsieur Uchida. Ma note: 8/10.The-Sleeping-Room-2014

Après Panic Button en 2011, John Shackelton revient à l’affiche avec The sleeping room, thriller pseudo-angoissant teinté de snuff movies, dont les « qualités scénaristiques » versent à tout-va dans les clichés et les codes du genre, repris et modifiés à l’excès et qui commencent sérieusement à lasser le public d’habitués. Une jeune prostituée prénommée blue (ça ne s’invente pas), fait la rencontre d’un client très attirant, vivant dans un appartement qu’il a tout juste commencé à rénover. Ils découvriront ensemble une pièce secrète où de bien vilaines choses se seraient passée au début du 20ème siècle… Et vous imaginez le reste, car je me répète, ce film n’apporte aucune surprise et aucune touche originale au cinéma de genre. Oeuvre qui ravira les adulateurs de « the conjuring » ou d’autres thrillers bondé de jump-scare habituels. Ma note: 3/10.charlie's farm

Nous terminons cette journée par Charlie’s Farm, slasher pur et dur nous venant à l’instar de la franchise Wolf Creek, du pays des kangourous. Quatre amis se rendent dans une ferme abandonnée – théâtre d’horribles crimes par le passé – dans le but d’y passer la nuit, jouant à se faire peur;  le reste, et bien… c’est du slasher. Avec en guest star Bill Moseley (dont je n’aurais pu taire la présence eu égard à mon ancien pseudo), et Tara Reid (qui, bien qu’ayant pris un méchant coup de vieux, ne nous offrira même pas la faveur de nous montrer ses nichons) mais également un invité surprise qui vous chuchotera au creux l’oreille un pas très doux « Je suis Charlie ». Les meurtres sont originaux, l’humour omniprésent, cette réalisation ne brille pas par son audace, mais reste un très bon divertissement ainsi qu’un excellent choix pour un film de minuit trente. Ma note:6/10. starry eyes

Le pitch: Sarah, dans son rêve de devenir une star du grand écran, est prête à tout pour réussir, elle accepte un mystérieux casting qui va se révéler beaucoup moins anodin qu’il n’y paraît.  Traitant de la starification (mais aussi de la scarification, oui je sais elle était facile) et du fantasme de la célébrité chez les jeunes nourris aux émissions de télé-réalité, Starry Eyes n’arrive cependant pas à imposer le cap qu’il avait pris pendant les 30 premières minutes, car à force de vouloir s’imposer à tout prix dans une originalité que le scénario ne peut respecter, le métrage s’essouffle et a tendance à partir un peu dans tous les sens. Notons au passage l’excellente prestation de Louis Dezseran dans le rôle d’un producteur aux allures Méphistophéliques. Ma note: 6/10.the canal

The Canal, d’Ivan Kavanagh est une réalisation irlandaise, (pays qui nous avait pourtant habitué très régulièrement à des oeuvres de bon niveau), nous balance un énième scénario de fantômes et d’épouse disparue. Encore une fois rien de bien nouveau, pas spécialement mauvais, mais pas bon non plus, encore un film à conseiller aux novices du cinéma de genre, ou aux adolescents qui – à condition de ne pas avoir trop de références en la matière – s’en régaleront probablement si leurs critères de convenance ne sont pas trop élevés: Ma note: 4.5/10. that demon within

German Angst faisant l’objet d’une critique distincte déjà publiée ici http://www.sadique-master.com/reviews/german-angst-jorg-butgereitt-michal-kosakowski-et-andreas-marshall-2015/, nous terminerons par le polar ‘hongkongais That Demon Within, dont les 112 minutes m’ont paru durer une éternité. Esthétiquement très fiable, mais doté d’un scénario mal ficelé et se perdant dans tous les sens, That demon within est pour moi une oeuvre lambda, qui finira noyée dans un flot de films du même cru venus d’Asie, à savoir longs, lents et insignifiants. Ma note 4/10 (pour l’esthétisme).

BL (Aka Adam Korman mais aussi Otis)

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