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PIFFF 6éme édition (2016) – Compte rendu général

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Pour des raisons personnelles je n’ai malheureusement pas pu cette année me rendre à l’intégralité du festival et j’ai dû donc donc faire l’impasse sur de nombreux films. Ceci explique donc le choix de tous les concentrer en un seul article; puisqu’ils sont évidements moins nombreux.

Jeudi 8 décembre

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Je commence le festival par le dernier long-métrage de cette belle journée; un blockbuster Chinois de Stephen Chow, connu essentiellement pour Shaolin Soccer qui avec cette nouvelle oeuvre intitulé The Mermaid livre une fable romantique absurde soutenue par un discours écologique jamais pompeux tant il se distingue de son moralisme. Contrairement à la redondance des productions mainstream Américaines, ce divertissement Chinois s’autorise une outrance follement inventive tout à fait appréciable.

Vendredi 9 décembre 

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Retour dans le monde réel; oublions les sirènes et les poulpes humanoïdes de The Mermaid pour une oeuvre durement ancrée dans la vérité du monde social avec un détour accusateur vers la drink culture Anglaise. En effet, ce film Britannique de Dan Pringle pointe l’absurdité des excès de beuverie de nos joyeux lurons, vomissant dans la rue, agressant les gens et vandalisant les commerces.
Après le décès de son père suite à une altercation avec un de ces ivrognes notoire, un jeune Pakistanais introverti se lance dans une folie meurtrière afin de punir tous ceux qu’il juge coupables.
Trop sérieux pour être jouissif, trop absurde pour être réaliste, trop moralisateur/réducteur pour être pertinent, K-shop manque d’équilibre, souffre d’un mauvais dosage, et ce malgré une réalisation totalement maîtrisée.

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Oeuvre culte pourtant sous-estimé et maintenue dans l’ombre de productions hautement moins ambitieuses, moins abouties, Hardware de Richard Stanley fusionne brillamment l’ambiance à l’anticipation. Singulier sur de nombreux points, son originalité lui attribue une unicité. Parfois inégal, ses imperfections en font son charme, et on ne peut nier la qualité du résultat final.

Samedi 10 décembre

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Connue pour des rôles légers, l’actrice Britannique Alice Lowe décide de passer derrière la caméra en pleine grossesse pour se délester d’une pression sociale que sa condition de femme enceinte lui cause.
Ce premier long métrage gouverné par un cynisme tout à fait délicieux brise les conventions et expulse une noirceur rompant immédiatement avec la potentielle mièvrerie découlant parfois de sujets tels que celui ci. Juste dans son propos, Prevenge s’avère aussi méchant que touchant; et donc merveilleusement contrasté pour un dosage final, cette fois ci, plus que réussi.
Une femme enceinte tueuse en série ? Evidemment que c’est possible !

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Vanté comme un L’exorciste Coréen, The Priest de Jan Jae-hyun ne tient pas véritablement ses promesses.
Se cloîtrer dans une chambre miteuse en observant une possédée déblatérer des paroles lubriques et blasphématoires à un curé suffit-il à établir une comparaison aussi avancée  ? Pas vraiment.
Aussi confus qu’incohérent, les quelques scènes efficaces ne comblent malheureusement pas une oeuvre qui tente de faire émerger sa personnalité par des protagonistes stéréotypés et des clichés redondants.

Dimanche 11 décembre

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Restons en Asie et dans le surnaturel, mais effectuons un petit détour par Hong Kong.
Keeper of Darkness de Nick Cheung se situe quant à lui aux antipodes de The Priest, déjà par ses libertés et son acceptation de la modernité, mais aussi en s’abstenant de virer vers l’horrifique superficiel pour plutôt se focaliser sur le fantastique et alterner entre dramaturgie et humour. Initiative risquée, mais il parvient pourtant à s’acquérir sa personnalité et à jongler entre plusieurs tons sans perdre sa fluidité, ni son efficacité.

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Est-ce encore utile de décrire Opéra du maestro Italien Dario Argento, de surcroît en sa présence lors de la séance ? Une oeuvre aussi bluffante que frustrante.

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On le sait, les séances de clôture du PIFFF sont des valeurs sures. En 2015 le viscéral Green room, en 2014 le complétement décalé Tusk…Alors une question se pose : Que vont-ils nous réserver pour cette année ? Safe Neighborhood se décrit par les programmateurs comme un parfait mélange entre Maman j’ai raté l’avion et Scream. Cette association de genres paraissant plutôt surprenante, nous ignorons donc à quoi nous attendre. L’histoire débute avec légèreté et prend progressivement une tournure étonnamment perverse qui déstabilise le spectateur et le prend en otage jusqu’au dénouement final, lui aussi foutrement efficace ! Une surprise inattendue, une oeuvre des plus originales et délicieusement cruelle qui s’érige bien au-delà du simple divertissement.

Palmarès :
Grand prix longs métrages internationaux :Grave Julia (Ducournau France/Belgique – 2016)
Grand prix courts métrages internationaux :Curve (Tim Egan – Australie – 2016)
Grand prix court métrage Français :Popsy (Julien Homsy – 2016)
Prix du jury du meilleur court métrage Français: Margaux (Joséphine Hopkins, Rémy Barbe, Joseph Bouquin – 2016)
Prix ciné + Frisson du meilleur film :Grave  (Julia Ducournau – France/Belgique – 2016)
Prix ciné + frisson du meilleur court métrage Français : Dénominateur Commun (Quentin Lecocq – 2016)

– Tinam (S.M)

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