Menu
0 stars

PIFFF (2018) (Jour 3 ) (Await further instructions, In Fabric)

, , , , , , ,  

Nouvelle journée, nous débutons cette fois-ci avec Await furthers instructions réalisé par Johnny Kevorkian et écrit par Gavin Williams. Quasi 8-clos, on descelle rapidement les deux principaux sujets se dévoilant successivement; premièrement l’hypocrisie familiale, et secondement le contrôle par le conditionnement. Lors d’un réveillon de Noël conflictuel, une famille découvre qu’elle est emmurée dans sa maison avec comme seule indication une télévision qui leur révèle les instructions à suivre. Nous ignorons le pourquoi du comment ainsi que ce qui se passe réellement dehors, et ceci parvient à maintenir une première intrigue cependant progressivement atténuée. L’essentiel de l’histoire se situe rapidement entre les tiraillements des différents protagonistes reclus dans leur claustration et obligés de co-habiter malgré l’animosité qu’ils se vouent mutuellement. La famille ainsi dénommée « Milgram » représente évidemment la fameuse expérience éponyme où des personnes recevaient l’ordre de torturer par décharges électriques d’autres individus qu’ils ne voyaient pas et qui, par conséquent, devenaient déshumanisés. Rien de nouveau ni rien de réellement imprévisible. Cependant, à l’approche du dénouement un certain relent d’originalité surgit afin de nous livrer un final pas inintéressant.

Réalisateur déjà bien connu du milieu, Peter Strickland ne lâche pas son cinéma obsessionnel et fétichiste; il nous le démontre encore une fois avec « In Fabric » où il est histoire de textile et d’une étrange boutique de prêt-à-porter. Ainsi, difficile de réellement établir un synopsis précis tant la narration fuse dans tous les sens et tant les thématiques abordées abondent. Indissociable du corps auquel elle appartient, une fameuse robe rouge torture subtilement ses différents propriétaires. Mais qui sont donc les personnes liées à cette mystérieuse boutique dont le personnel se livre à des cérémonies occultes et pratique l’hypnose afin de stimuler la consommation compulsive de sa clientèle ? Parfois apparaissent des esquisses de réponses, mais jamais nous ne sommes véritablement éclairés dans cet amas de symboliques obscures. Complètement loufoque, « In Fabric » oscille entre différentes impressions et peut parfois ennuyer alors qu’à d’autres moments il parvient à fasciner…Aussi riche qu’anecdotique, cette oeuvre de Peter Strickland n’est probablement pas sa meilleure mais elle n’en demeure pas moins complètement singulière.

– Tinam (S.M)

Sadique-Master 2018 – droits réservés

The following two tabs change content below.

Sadique-master

Admin/Créateur de sadique-master Écrivain et chroniqueur.
  • Les point positifs

  • Les points négatifs

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :