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Paris international fantastique film festival – Journée 4 (Starry Eyes, Spring)

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Le premier film de cette journée a pour vocation de nous montrer la noirceur qui découle d’une gloire autodestructrice.
C’est ainsi que nous introduirons avec Starry Eyes.
Une jeune fille d’apparence introvertie et peu épanouie décroche une audition pour un film d’horreur produit par une vielle boite célèbre mais pour le moins étrange. Rapidement elle rencontrera les membres à l’apparence austère et mystérieux. Mais trop avide de sa gloire, elle sombre progressivement dans l’arrogance, dans la démence, jusqu’à rejeter sa vie passée, ses amis, et se perdre elle-même.
Starry Eyes retrace une descente aux enfers au sens figuré parfois symbolisé par une sorte de « conspiration » occulte. Malgré quelques tentatives intéressantes, une narration cohérente, les émotions et l’empathie qui devraient provenir de notre protagoniste principale sont inexistantes, et par conséquent le film manque d’impact émotionnel dont il aurait cruellement besoin pour se parfaire.
Finalement, nous sommes face à une oeuvre intéressante mais qui malheureusement ne dépasse pas le cadre du divertissement. Ce qui est fort dommage quant au thème traité et la puissance satirique qui en pourrait être projetée.

Si Starry Eyes manquait d’émotions, la magie immédiate de Spring comble ce manque instantanément.
Dés les premières images, Spring n’a rien d’horrifique ni de fantastique, mais un charme en ressort et l’intensité se fait immédiatement ressentir. Nous y suivons l’errance de notre personnage principal, jusqu’à sa destination finale, dans une magnifique villa italienne proche de la plage. Dés lors il tombera amoureux d’une femme qui (ce n’est pas un spoil) s’avérera être une étrange créature (dont les particularités sont sujets à l’un des intérêts principaux du film), et c’est ainsi que les choses mystérieuses commenceront.
Nous y suivons les différentes étapes de leur relation singulière et interlunaire, et rapidement nous retrouvons la romance profonde, intimiste et viscérale que retranscrivait Morse de Tomas Alfredson.
Bien-sur, Spring prend moins de risque et ici, contrairement à deux enfants aux physiques banals (voir atypique pour Oskar) nous avons deux belles personnes aux physiques plutôt attirants, ce qui facilite quelque peu l’approche. Mais outre cela, l’histoire est extrêmement bien traité et une sincère mélancolie émane de cet amour impossible et pourtant libérateur.
Conclusion; Spring est une oeuvre à la fois troublante et vraiment touchante…

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Sadique-master

Admin/Créateur de sadique-master Écrivain et chroniqueur.
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2 commentaires

  1. MEMPAPEURMAN - 10 décembre 2014 13 h 46 min

    et les critiques de la nuit ?

    Répondre
    • Sadique-master - 10 décembre 2014 13 h 55 min

      C’est des films cultes, anciens, et revu. Ce ne serait pas une critique « officielle » ou « nouvelle ».

      Répondre

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