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L’étrange festival (2018) (jours 5 et 6) (Mandy, Lifechanger, Invasion)

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Dimanche 9 septembre

Séance attendue de l’étrange festival, Mandy de Panos Cosmatos marque, en plus du retour improbable de Nicolas Cage dans un rôle singulier, un croisement de genres et d’influences plutôt inattendues. Sur fond d’occultisme et de secte fanatique, l’atmosphère qui gouverne la première partie du métrage s’apparente presque à une contemplation Lynchienne saupoudré d’une imagerie Barkerienne lorsque surgissent d’étranges protagonistes aux allures de Cénobites.
Misant au départ sur une atmosphère et une certaine immersion, Mandy prend un virage radical et se livre à un déferlement d’hystérie et d’hémoglobine essentiellement ponctués par un Nicolas cage dément complément habité par son rôle qui décide de dessouder, démembrer et tronçonner tous ceux qui se rapportent de prés ou de loin à sa persécution et à celle de sa dulcinée.
OFNI débarqué de nulle part, Mandy n’en demeure pas moins jouissive bien qu’on ne sache pas quel fut réellement le but de Panos Cosmatos avec ce grand bordel ambiant.

Lundi 10 septembre

Courants sont les cas de métamorphes dans le cinéma horrifique/fantastique, et le plus souvent ceux-si se manifestent de façon grotesque sans aucun réel rapport temporel ou dramaturgique. Or, avec Lifechanger Justin McConnell aborde l’amour impossible et instaure une certaine mélancolie au milieu de l’arc narratif presque nécessairement violent afin de justifier son concept. Si il ne se nourrit pas de l’énergie des autres (en prenant par extension leur apparence et tout ce qui leur appartient) Drew sait qu’il va mourir. Ce processus sans cesse renouvelé le heurte face à une impasse, puisqu’il ne prend aucun plaisir à tuer mais refuse de mourir maintenant. Par sa nature fantastique, Lifechanger traite de nombreuses questions existentielles communes et différentes thématiques du quotidien puisque son principal protagoniste s’approprie littéralement des nouvelles personnes avec une vie spécifique, des particularités, un passé, des relations…Ainsi, Justin McConnell livre une oeuvre sensible plutôt juste maquant cependant probablement parfois d’une mince radicalité afin d’en décupler la puissance émotionnelle.

Assez rares sont les films Iraniens pour qu’on l’on prenne l’occasion de les signaler, d’autant plus lorsque l’étrange festival consacre un focus sur un réalisateur qui en est originaire et livre dans ce pays un cinéma singulier, contemplatif, atypique. Invasion s’inscrit comme la dernière oeuvre en date de Shahram Mokri qui ne semble pas choisir la facilité puisque l’évolution de son métrage prend pour contexte une reconstitution de meurtre (dans un mystérieux stade embrumé) afin de développer une symbolique mystique autour d’une étrange boucle temporelle. Hélas, hors d’une ambiance instaurée qui semble stagner parallèlement à la narration, le minimalisme de la réalisation s’épuise en une redondance excessive dont le sens ne parvient pas à transcender le tout.

– Tinam (S.M)

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