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L’étrange festival (2018) (jour 4) (The field guide to evil, A vigilante, Amalia)

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Samedi 8 septembre

Nous savons généralement les films à sketch inégaux sous de nombreux aspects de par la disparité des différents métrages, d’autant plus lorsque les réalisateurs diffèrent de l’un à l’autre. The Field guide to evil n’excepte pas vraiment à la règle et prend par dessus cela le risque de se se fixer sur une seule thématique n’étant autre que l’occultisme. Ainsi, des réalisatrices talentueuses telles que Katrin Gebbe (Tore Tanzt) ne collent pas forcément au projet tant leur cinéma n’appartient pas à cet univers. Parmi les différents segments proposés (incluant Ashim Ahluwalia, Can Evrenol, Veronika Franz, Severin Fiala, Katrin Gebbe, Calvin Lee Reeder, Agnieszka Smoczynska, Peter Strickland, Yannis Veslemes) par des réalisateurs aux œuvres remarquables, nous retiendrons notamment celui de Can Evrenol (Batskin) déjà rodé à ces univers qui parvient créer un court objet cinématographique empreint d’un certain malaise et dont l’atmosphère colle à la rétine avant qu’un éventuel prolongement de la durée n’atténue la chose. La palme du plus étrange segment revient cependant à Calvin Lee Reeder et son inquiétante étrangeté cinématographique qui une fois de plus surprend dans cette histoire glauque d’enfants chirurgiens au crâne difforme voulant modeler leurs victimes à leur image.

Second film de la journée, A vigilante de Sarah Daggar-Nickson ne cache pas sa thématique du rape and revenge sous forme de SOS femme battue à base gauche-droite dans la mâchoire du méchant mâle alpha. Femme entreprenante, Sadie décide de venir radicalement en aide aux femmes battues afin de surmonter son propre traumatisme. Ce long métrage néo-féministe certainement personnel inspire cependant une sensation de redondance que la réalité sociale du contexte n’efface pas pour autant. De plus, avec une telle froideur planant par-dessus l’atmosphère on regrette un manque de radicalité découlant sur quelques frustrations puisque cette sensation d’intensité crescendo n’aboutit finalement jamais et qu’aucune surprise n’intervient réellement dans la narration.

Présenté par le festival comme un des meilleurs films de la compétition, nos attentes jusque là neutres se rehaussent légèrement. Pourtant, malgré une lecture attentive du synopsis, plus Amalia   (d’Omar Rodriguez-Lopez) progresse plus nous cherchons le rapport avec celui-ci. Des errances nocturnes d’une jeune fille sans but, quelques interactions nonsensiques avec différents protagonistes…Et ceci jusqu’à la fin. Pourquoi..? Comment…? Rien pourtant de véritablement complexe qui puisse perdre le spectateur en route mais juste une absence totale de propos, une réalisation plutôt fade, et un sens inexistant. Il semble être question de tromperie et d’obsession, mais nous cherchons encore.

– Tinam (S.M)

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