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L’étrange festival (2018) (jour 1) (Fags in the fast lane, The Allins)

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Mercredi 5 septembre

Premier jour de l’étrange festival et plutôt que de jeter mon dévolu sur « Anna and the apocalypse » intronisant le festival en guise de film d’ouverture, je me penche plutôt sur  Fags in the fast Lane assurément plus « étrange » et dont la présentation l’apparente à une oeuvre dans l’esprit de John Waters.
Comparaison élogieuse dont on remarque immédiatement les similitudes sans pour autant que les qualités ne transparaissent vraiment. Malgré l’inventivité de cette parade freak-Queer, la réalisation souffre de longueurs handicapantes pour un genre tel que celui-ci censé être ponctué de matiére captivante face à laquelle un super héro gay à la recherche d’un pénis en or détenteur d’un pouvoir absolu ne suffit pas et n’a pour fonction que d’alimenter le pitch ainsi que le trame narrative sans transcender réellement quoi que ce soit.

Complètement différent, attaquons désormais le tant attendu documentaire sur notre brave GG Allin, maître de la décadence scénique et de la débauche. En réalité, « The Allins » de Sami Saif (déjà réalisateur du stupéfiant documentaire sur Richard Lopez, le Bjorn Stalker) complète « Hated: GG Allin and the Murder Junkies » de Todd Phillips porté davantage sur les heures phare du personnage et essentiellement centré uniquement sur lui. The Allins aborde une notoriété posthume ainsi que l’impact indélébile marqué par cette figure du rockn’roll autant sur sa génération que sur la culture qui entoure notre univers, ou l’idolâtrie parfois excessive de sa fanbase récupéré par son frère, Merle. Sami Saif creuse davantage dans la personnalité de GG en abordant l’intégralité de sa famille et de ses proches apportant des informations complémentaires sur « Kevin » (vrai prénom de GG et aussi alter-ego schizophrénique) et sa face humaine, sensible, affectueuse, loin du nihilisme et de la misanthropie qui régit la plus grande part de sa personnalité. Structurellement parlant, The Allins ressemble dans sa construction beaucoup à Dead Hands Dig deep (sur Edwin Borsheim) de par le contraste des différentes faces de son personnage, la palette émotionnelle proposée (certains passages peuvent par exemple clairement susciter le rire), et la mélancolie qui en émane.

– Tinam (S.M)

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