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L’étrange festival (2017) (jours 7 et 8) (Ugly, The marker, Attack of the adult babies, Cold hell)

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Mardi 12 septembre

Le cinéma Autrichien tient bon nombre de ses codes dans une réalisation contemplative que l’on connaît notamment avec Ulrich Seidl qui assure le rôle de producteur et nous offre une oeuvre qu’il considère comme dans la lignée de ses travaux; à savoir « Ugly » de Juri Rechinsky.  Un ton glacial s’impose d’emblée et dénote une narration presque entièrement dissimulée dans la mise en scène sans ne laisser aucune place aux dialogues. Un accident de voiture, une culpabilité.  Ce parti pris subjectivement original et ambitieux impose cependant certaines restrictions qui ne concordent pas vraiment avec la volonté d’immersion émotionnelle puisque les protagonistes sont trop détachés de leurs sentiments pour qu’un réel effet s’opère chez le spectateur.

Gangstérisme Britannique à l’honneur, nous enchaînons avec « The marker » de Justin Edgar – un thriller vendu comme particulièrement sombre mais dont les prétentions ne semblent pas se distinguer outre mesure de ses références qu’on devine comme la trilogie « Pusher » ou plus récemment « Hyena » avec l’implacable Stephen Graham. Hélas, le problème de The marker réside surtout dans son moralisme bien dispensable qui, en plus d’aseptiser le scénario, focalise son attention vers un manichéisme complètement creux où la renvenge story ne contient pas assez de haine pour transcender les faiblesses notables. Ajoutons par-dessus cela que The marker ne fait preuve d’aucune réelle innovation.

Continuons avec le cinéma Britannique, mais changeons littéralement de registre avec l’OFNI (que l’on anticipe rien qu’à son titre) : « Attack of the adult babies « . Sur base de petite satire absurde des désirs pervers refoulés de nos hommes politiques du 3éme âge, cette nouvelle folie filmique offre au spectateur une expérience en roue libre complètement démente. Le synopsis évoquant des sexagénaires se réunissant dans un manoir afin d’être infantilisés (en couches culottes) par des infirmières sexy annonce déjà clairement la couleur de cette oeuvre décalée dont l’évolution narrative ne fait que multiplier les surprises pour livrer un final des plus surréalistes dans la continuité des idées loufoques qui parsèment le scénario. Un pur délire décalé comme on en veut plus.

Retour cette fois ci au cinéma Autrichien pour une antithèse complète d’Ugly, puisqu’ici Stefan Ruzowitzky situe son 7éme art aux antipodes de la contemplation lente et harassante. En réalité, Cold Hell s’avère même complétement jouissif et s’axe davantage vers le divertissement mais ne manque ni d’intensité, ni de radicalité. Une chauffeuse de taxi témoin du meurtre de sa voisine est persécuté par l’assassin qui tente de l’éliminer. Manque de chance, celle-ci expérimente la boxe thaïlandaise à haut niveau et ne va pas se laisser faire, au contraire. De nombreux éléments tels que le profil du tueur, la trame narrative ou encore l’ambiance et la brutalité peuvent nous rappeler le percutant Midnight meat train avec une touche de féminisme et de social en plus. Comblé d’un rythme intarissable, on ne peut que savourer la violence viscérale et la tension palpable de Cold Hell à chaque instant.

– Tinam (S.M)

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