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Festival mauvais genre (9éme édition) (2015) (1ére journée/Nuit interdite)

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Bien que le festival Mauvais genre commence dés le mercredi premier avril avec « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone en version restaurée vostfr de 22 minutes supplémentaires, la première journée sadique-master démarre le jeudi 2 avec un programme plus adéquat à notre créneau; le déviant.
Alors, quoi de mieux que de commencer par la nuit interdite dont les souvenirs de la précédente édition ne font qu’accentuer l’impatience.
Rendez-vous au CGR Tours Centre pour lancer les hostilités !
Tout commence avec Liebre 105 de Sebastián et Federico Rotstein, court métrage Argentin se déroulant dans un parking où le scénario classique souvent récurrent exercé dans ce genre d’environnement est détourné puis parodié par un concours de circonstance inattendues se concluant sur un final mitigé car quelque peu flou, propice aux multiples interprétations mais sans assez de matiére pour que cela marche. Le jeu d’actrice est pourtant bon, l’ambiance crédible, mais le final semble erroné.


La suite enchaîne avec Backcountry, long métrage Canadien d’Adam MacDonald.
Un couple de citadin part en excursion romantique dans la forêt, un milieu qu’ils ne connaissent finalement guère. Le festival nous le décrit comme « Les dents de la mer » dans la forêt, et il est vrai que de part sa réalisation parfaitement maîtrisée, Backcountry parvient à créer une certaine tension sans même montrer quelque chose, comme savait le faire Jaw à son époque. L’ambiance se révèle rapidement anxiogène et le réalisateur tente d’emmener le spectateur sur plusieurs pistes, du redneck hostile au drame relationnel qui tourne mal, ce qu’il réussit avec brio. Ce beau milieu naturel sera finalement le décorum de leur pire séjour…En sachant que cette histoire est inspirée d’un fait divers réel et recensé, le tout est d’autant plus glaçant. Et comme l’issue finale est un intérêt primordial, je m’abstiendrais de vous en dire plus.

Si le départ de la soirée jouait sur un terrain plutôt sérieux, la suite elle va emprunter la carte du délirant, du décalé, de quoi animer et revigorer la teneur de la soirée et repousser avec acharnement Morphée.
C’est l’histoire d’une famille de zombies à la campagne, dans leur quotidien, leur débauche, leur sexualité, leur éducation singulière, et ça s’intitule Les Fines Bouches (de Julien de Volte et Arnaud Tabarly). Court métrage français au budget totalement fauché et pourtant à l’inventivité décadente, aux idées ruisselantes de mauvais goût, de mauvais genre ! Des repas ragoutants n’ayant rien à envier à ceux de la douce famille de notre cher Leatherface, des escapades dans les villages humains pour bouffer la populace… Les fines bouche déjoue les codes de la famille et élaborent en quelque sorte un guide initiatique du zombie, comme on éduquerait un enfant, mais en pire. C’est du fait maison, réalisé entre amis, et ça se ressent car c’est authentiquement barré !

Direction Amérique du sud pour…México Bárbaro ! Une anthologie Mexicaine (logique) au fil conducteur et au concept assimilables aux 2 premiers ABC of death, mais plus délicieux, plus mystique. Bien-sur, inégal dans son intégralité, México Bárbaro a toutefois le mérite d’être relativement décalé, cela sur tous ses segments, et d’entretenir une certaine ambiance propre à la culture mexicaine ( esprits vengeurs, sacrifices aztecs, créatures maléfiques, les légendes mexicaines), rendant ainsi le tout plus homogène.
On alterne entre glauqueries et blagues de mauvais gout, mais toujours se manifeste un certain surréalisme décalé souvent surprenant (notamment quand un monstre humanoïde vêtu d’un masque mexicain demande à un enfant de drainer le vagin de sa sœur sous menace de lui aspirer l’âme par le cul).Et mention spéciale pour le dernier segment presque Tarantinesque !

Pour clôturer le tout, nous pouvons définitivement relâcher la pression cérébrale et profitez de ce beau délire à la sauce nanar. Nous achevons la nuit sur le décadent Dyke Hard de Bitte Andersson, une oeuvre ayant tout pour figurer sur la liste des productions Troma, et les apparitions furtives de Lloyd Kaufman renforcent bien cette idée en sous-entendant un soutien actif de notre papy du trash hilarant. Un groupe de rock lesbien, des passages inopinés en comédie musicale, des fantômes, des ninjas, des robots et des conspirations, en bref tous les éléments fidèles à la firme et de l’inattendue à tous les coins.
Dyke Hard n’innove pas particulièrement dans son genre mais utilise une dérision plutôt juste et remplit assurément son contrat de divertir, surtout à 3 heures du matin ! Rien de tel pour apprécier la fin de la nuit et en ressortir avec la bonne humeur. Un beau départ pour entamer ce festival…

– Tinam.

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Sadique-master

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