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Projet affiche Etrange Festival 2015
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Étrange festival (2016) (Jours 8 et 9) (Equus, Etre cheval, Where Horses Go to die)

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Mercredi 14 septembre

Détour vers un film culte mais méconnu des années 70, Equus de Sidney Lumet.  Oeuvre métaphorique implicitement zoophile et totalement psychotique, la longue introspection du jeune Alan pris en charge par le psychiatre Martin Dysart après avoir crevé les yeux de six chevaux avec un pic de métal va prendre une tournure inattendue et faire émerger des traumatismes sexuels profondément enfouis. Difficile de mieux livrer la folie à l’écran, à travers un quotidien des plus frustrants où le protagoniste se crée un monde totalement mental avec ses propres symboles, sa propre logique. Par subterfuge à son enfance malheureuse, il s’approprie sa propre divinité :le dieu cheval. Mais celui ci s’avère bien plus indifférent (pour ne pas dire aveugle) à ses problèmes qu’il ne le l’aurait voulu . S’amorce alors une narration dégénérescente remplie de complexes psychologiques qui avec un sens de l’écriture stupéfiant renvoie le spectateur à sa propre interprétation de lui-même. Un tour de force admirable mais parfois épuisant par sa lenteur.

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Jeudi 15 septembre

Continuons avec ces majestueux équidés à travers cette fois-ci le documentaire Etre cheval de Jérôme Clément-Wilz. Jadis homme et désormais femme-cheval, nous y suivons Karen, professeur retraité de 50 ans et père d’un enfant pratiquant ouvertement le Poney-play jusqu’à en faire un art de vivre. Cette immersion dans son quotidien ouvertement assumé touche plusieurs points sensibles et symbolise la différence dans toute sa beauté en s’ouvrant à une nouvelle philosophie de vie allant bien au-delà de la pratique en elle-même. Exprimer son humanité à travers son animalité est en quelque sorte le choix de Karen, et pour cela elle se livre entièrement face caméra afin de nous dresser un portrait touchant et véritable de sa personne. Bien loin de toute sorte d’approche racoleuse, Etre cheval fait preuve d’une sobriété qui lui confère par la même occasion une sincérité sans filtre.

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Oui, vous l’aurez compris, c’est la journée du cheval. Après le libérateur Little Gay Boy, Anthony Hickling reprend des thématiques similaires et continues l’expression de son cinéma Queer avec Where Horses Go to die. Toujours pertinent dans ses idées et malgré quelques représentations oniriques intéressantes, ce nouveau long métrage semble manquer de folie – se restreignant dans une forme trop « classique » . Peut-être n’en est-ce pas le but, mais les sujets poussent tous à croire que l’étrangeté parfois explicite souhaite ardemment enivrer la narration souvent trop monotone et dénuée de structure.

– Tinam (S.M)

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