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Projet affiche Etrange Festival 2015
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Étrange festival (2016) (Jours 11 et 12) (Blair witch,Grave)

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Samedi 17 septembre

blair-witch-poster

Précurseur dans son genre bien que légèrement inspiré par d’autres films plus subversifs (Cannibal holocaust, évidemment), le projet blair witch sort en 1999 et provoque chez certains une véritable terreur. Depuis, myriades d’autres found-footage ont recyclé le concept pour livrer des œuvres plus ou moins convaincantes.  Pourtant, Adam Wingard se prend de nostalgie et réalise Blair Witch (2016), une suite du film original n’étant autre qu’une commande commerciale. Quel intérêt? Aucun sinon d’exploiter un titre déjà renommé.
Le projet blair witch pouvait au moins se targuer de certaines innovations et du maintien d’une crédibilité quant au concept du found-footage – qui lui valut souvent le qualificatif de « brouillon » puisque finalement presque rien ne se déroulait concrètement devant la caméra.
L’oeuvre récente de Wignard tente de corriger ce point et dévoile ainsi sa volonté de confectionner un fan-film répondant aux attentes des spectateurs. En plus de cette facilité, la réalisation maladroite décrédibilise le concept même du film en se grillant avec des plans issus d’une caméra qui n’existe même pas. Épuisé de jouer avec la désorientation des protagonistes dans la forêt, Wignard offre une petite escale claustrophobe assez efficace qui fait le seul intérêt du film pour peu que nous y soyons réceptifs.

Dimanche 18 septembre

grave-film

Après un petit scandale monté ou contexté au festival de Toronto, Grave de Julia Ducournau débarque à l’étrange festival et l’équipe du film semble fière de cet élan de controverse en espérant peut-être même que cela influence positivement le spectateur. Un film Français de cannibalisme et d’autophagie? Nous connaissons déjà cela avec Trouble every day de Claire Denis ou Dans ma peau de Marina de van, parfois considérés à tort comme auteurisants. Sur ce point, Grave s’écarte de tout cela et se modernise dans le cadre du microcosme scolaire et des bizutages qui en découlent. Une végétarienne initiée au cannibalisme dans une école de vétérinaires, avouons que c’est beau. Malgré un sens de fond un peu désuet et quelques maladresses qui empêchent toute compassion aux protagonistes, un charme ressort de cette recherche d’identité au sein d’une société démesurée et insensible. Chose ironique, car dénué de raffinement Grave possède pourtant une certaine candeur touchante.

– Tinam (S.M)

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