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Projet affiche Etrange Festival 2015
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Étrange festival (2016) (Jour 7) (The plague at the karatas village,Antiporno,Headshot)

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Mardi 13 septembre

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Alors qu’il se targue d’être un film d’infection zombie contemplatif et anticonformiste, The plague at the karatas village possède surtout une particularité; exister cinématographiquement au Kazakhstan. En effet, peu de films, pour ne pas dire « aucun » à notre connaissance, proviennent de ce pays rarement évoque pour ses penchants artistiques. Si certains plans parviennent à captiver par leur symbolisme et leur représentation, l’aura Lynchienne planant au dessus de tout cela perd rapidement de sa saveur et l’assemblage imposant de longs-plans séquences énigmatiques digresse vers des répétitions harassantes.
Intriguant au premier abord mais lassant et désintéressé sur sa longueur, The plague at karatas village tente mais échoue, et ce malgré une certaine audace à la réalisation.

antiporno

On le sait, Sion Siono fait preuve d’une productivité intarissable et pond chaque année multiples longs métrages parfois inégaux. Cet artiste actif exerce dans son cinéma une folie récurrente, parfois savoureuse, parfois abusive. Avec Antiporno, il concilie imagination et inventivité pour une oeuvre pertinente et sensible. Produit par la Nikatsu pour un retour aux sources du coté des pinku eiga (romans pornos) Sion Siono détourne en quelque sorte les codes habituels du genre pour virer vers la schizophrénie la plus totale et manipuler son spectateur. Faux semblant ? Théatralité ? Réalité ? L’assistante manipule-t-elle sa patronne ou est-ce l’inverse? Qui sont tous ses nouveaux protagonistes?
Les thèmes s’entrecroisent et se fusionnent excentriquement avec une impressionnante maîtrise de l’écriture scénaristique et de la malléabilité narrative. Chaque parcelle de l’histoire s’emboîte dans l’autre, les thématiques chères (sadomasochisme, exploitation, domination/soumission) au maître Japonais se montrent sous de nouvelles facettes et témoignent une fois de plus de l’indéniable talent de Sion Siono.

headshot

Administrons-nous une bonne dose d’adrénaline et embarquons dans le grand art du film d’action Indonésien avec Headshot; une oeuvre ultraviolente signée Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto.
Un scénario se basant sur des éléments simplistes, quelques égarements moralistes, mais n’y prêtons pas attention; il faut bien meubler le scénario et tenter d’humaniser les protagonistes. De toute évidence, le monstre ne cherche pas à briller par son scénario mais par sa réalisation merveilleusement maîtrisée et sa brutalité hors norme. En surpassant de loin toutes les productions du genre (The Raid 2 inclue), Headshot essouffle son spectateur et lui offre de la violence graphique comme jamais; ravalement de façade en gros plan, mâchoire arrachée avec les mains…Avec une telle intensité, difficile de rester hermétique. Ainsi, ne jugeons pas l’oeuvre pour son absence de sens profond mais pour sa jouissance ouvertement offerte au spectateur. 2 heures de pur acharnement, ça ne se refuse pas.

– Tinam (S.M)

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