Menu
0 stars

Étrange festival (2016) (Jour 6) (Trash fire, The Neighbor, We are the flesh)

, , , , , , , , , , ,  

Lundi 12 septembre

trash-fire

Satyrique sur tous les fronts, Trash Fire, le nouveau bébé de Richard Bates Jr (réalisateur d’Excision) se montre délicieusement irrévérencieux dés ses premières minutes. Rythmé par des répliques acérées et des dialogues cinglants, parfois cultes, et sidérants pour le meilleur, Trash fire amorce un gout amer et s’attaque aux barrières morales avec joie. Sur un cynisme particulièrement maîtrisé, le ton humoristique soulève aussi le voile d’un dramatisme situationnel rendant les protagonistes aussi cruels qu’attachants. En s’égarant parfois peut être trop dans l’absurde et le grotesque, Richard Bates Jr commet quelques maladresses qui n’entachent pas pour autant l’énergie ou l’intelligence du scénario.Entretenu par sa sobriété, Trash Fire n’a pas les excès d’un Excision mais s’avère dans le fond probablement plus abouti.

the-neighbor-affiche

Nerveux, The Neighbord ne différe pas réellement des précédents films de Marcus Dunstan, déjà responsable de The collector/The collection. Il reprend ses acteurs préférés dont le charismatique Josh Stewart en vedette et nous livre un thriller aux mécanismes bien huilés soutenu par une tension permanente. Rien d’innovant, une oeuvre commerciale et peu imaginative mais pas dénuée d’une certaine jouissance et qui ne manque aucunement de rythme.

wearetheflesh

Nettement plus atypique, We are the Flesh d’Emiliano Rocha Minter  dresse son décor dans de sinistres sous-sols Mexicains et célèbre les champs de la luxure. Un frère et sa sœurs errants découvrent un ermite plongé dans le sommeil; intrigué par celui-ci ils se laissent ainsi progressivement pervertir pour leur plus grand plaisir. Comme une célébration de la déviance et du beau, We are the Flesh brille par son onirisme et sa poésie constante, soutenu par un lot d’obscénités bien dosées toujours amorales. En proposant une sexualité débridée lorgnant parfois presque vers la pornographie déviante jamais dénuée d’esthétisme, Emiliano Rocha Minter questionne sur l’existentialisme jusqu’à puiser certains symboles dans la philosophie transgressive. Fascinant, comment ne pas succomber au charme d’une oeuvre si délicieusement obscène?

– Tinam (S.M)

Sadique-Master 2016 – droits réservés

The following two tabs change content below.

Sadique-master

Admin/Créateur de sadique-master Écrivain et chroniqueur.
  • Les point positifs

  • Les points négatifs

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :