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Projet affiche Etrange Festival 2015
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Étrange festival (2016) (Jour 10) (Alipato, Sam was here,The tenants downstairs)

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Vendredi 15 septembre

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Les philippines, un endroit aussi paradisiaque que dangereux, comme nous le montre Khavn avec Alipato:The very brief life an ember; un portrait néoréaliste absolument sordide tiré d’un réel fait divers. Alors gangrené par le trafique de drogue, le nouveau président Philippin défend son pays de manière plutôt drastique et décide d’accorder le droit à quiconque de tuer les trafiquants. Surréaliste mais vraie, cette loi pour le moins insolite a suscité un chaos sans précédent et propagé la terreur dans les bas-fonds de Manille, la capitale. Khavn aborde l’histoire par le prisme du gang de Kostka composé d’enfants d’une dizaine d’années qui évoluent dans ce sinistre décor et  sèment la terreur. De cet univers, le tableau qui se dresse s’avère pourtant relativement touchant; fondu dans une poésie criblée par un indéfectible nihilisme. Beau dans son immondice, la réalisation se compose de saisissants plans-séquences, de séduisantes lumières chromatiques, et parvient à une réelle immersion. Ainsi, le récit paroxystique de ce chaos ambiant trouve son apogée dans quelques écarts loufoques qui attribuent au cinéma de Khavn une incroyable personnalité.

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Après plusieurs courts métrages, le réalisateur Français Christophe Deroo se lance dans le format long et tente une expérience cinématographique pour le moins audacieuse dans le désert Californien. Un démarcheur à la recherche de nouveaux clients arpente les maisons d’une ville isolée, de portes à portes. Mais lorsqu’il tente de rentrer chez lui, il tombe en panne et apprend par la radio qu’un tueur en série rode dans la région, et découvre l’hostilité de la population à son égard. La paraonia commence à gagner notre démarcheur. Sam was here évolue mystérieusement vers une direction qui reste, durant toute la longueur du scénario, inconnue au spectateur. Sur un lourd climat anxiogène s’amoncellent rapidement de nombreux indices interpellant, et cette petite escale sous le soleil cuisant vire rapidement à la pure descente aux enfers. Avec une narration ingénieusement structurée, Christophe Deroo tient toutes les ficelés de son film afin de manipuler subtilement, et finalement de vriller littéralement le cerveau. Même les quelques apparentes longueurs en début d’histoire s’avèrent ainsi n’être que des points essentiels à la construction de l’atmosphère pour amorcer cet éprouvant cauchemar éveillé propice aux multiples théories.

樓下的房客前導海報-AA-1

Déjà reconnu dans le milieu musical, Adam Tsuei s’attelle lui aussi à la confection de son premier long métrage, The Tenants Downstairs. Il nous offre la vision panoramique d’un appartement où chaque locataire constitue le dessein pervers d’un propriétaire ayant criblé l’endroit de caméras. Comment ne pas se remémorer le concept de l’excellent Malveillance qui ici se répète avec un davantage de couleur, de folie ? Sur un ton relativement décomplexé, le plan machiavélique s’échafaude et nous en sommes les témoins à travers une incitation au voyeurisme directement exacerbé, transformé ici en divertissement jouissif.  Généreux dans son inventivité tordue et son analyse percutante de ses propres protagonistes, The Tenants Downstais charme assurément par sa radicalité et son excentricité.

Une journée sans fautes !

– Tinam (S.M)

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