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BUT film festival (2017) (jours 1 et 2) (Replace, Bajo La rosa, Fashionista, Split’n split, Dreaming purple Neon, Sexual Labyrinth)

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Mercredi 30 août

Ouverture du BUT ( B-movies, Underground & Trash Movies) film festival, l’ambiance se montre décomplexée, familiale et intimiste. On apprécie le cadre, on rencontre du monde et on discute avec de nombreux véritables passionnés. La première séance commence donc par Replace, film Germano-Canadien déjà repéré dans la programmation de nombreux festivals consacrés au cinéma de genre. Gage de qualité ou non ? Co-scénarisé par Richard Stanley, avouons cependant que Replace ne brille pas forcément par l’innovation de son scénario et de ses thématiques éculées que l’on retrouve déjà avec par exemple Antiviral (2012) ou Eat (2014). Un corps soudainement putrescent, une solution pour résoudre le probléme : la peau des autres. Meurtres, cannibalisme se greffent donc rapidement à la narration. Malgré cela, Replace contient une certaine beauté et l’interprétation des acteurs/actrices apporte une fluidité et même un petit éclat à la prévisibilité du récit.

Jeudi 31 août

Aujourd’hui, on commence à 14 heures avec Barjo La rosa, film Espagnol de Josué Ramos. La disparition d’un enfant dans une famille supposément modèle les confronte face à leurs vices lorsque le ravisseur les appelle et exige d’eux qu’ils racontent le secret qui se cache sous ce verni bien-pensant.
Chacun ignore de quoi l’homme parle et tous déballent toutes sortes de petites confessions honteuses jusqu’au gros boom. Thriller minimaliste structuré en home invasion, la situation qui accule notre famille vers leurs actions honteuses porte une crédibilité toute particulière causée (et portée) par ce mystérieux inconnu charismatique parvenant à maintenir une certaine tension. Hélas, le déroulement ne pousse pas assez loin le potentiel du concept et quelques facilités malvenues redescendent l’intérêt croissant pour se porter un peu trop sur l’aspect « film à twist » et en oublier le reste.

On enchaîne avec Fashionista, nouveau long métrage du talentueux Simon Rumley qu’on connait notamment avec son excellent « The living dead » où il retranscrit avec un réalisme bluffant les méandres de la schizophrénie paranoïde. Il décide ici de changer de registre pour se porter sur la thématique de la mode et des obsessions qui la régissent. Encore une fois, Simon Rumley choisit de brouiller les pistes pour une nouvelle descente aux enfers basée sur l’amour, le sexe et le désir. De quelques infidélités insignifiantes et quelques romances superficielles se dessine un véritable cauchemar dés lors qu’April rencontre l’homme qui va décider de transformer sa vie en enfer. Troublant, on peut rapidement se perdre dans les triturations mentales de ce scénario parfois confus mais toujours intriguant et psychologiquement perturbant.

Journée intensive de visionnage, après avoir discuté un moment avec le fort sympathique Jérôme Vandewattyne il est désormais l’heure d’enfin visionner son film Split’n Split, ou plutôt dirais-je son vrai/faux documentaire. En immersion dans la tournée d’un groupe de rock décalé, nous suivons leurs tumultueuses pérégrinations dans des salles plus miteuses les unes que les autres, nous découvrons un univers loin des clichés glamours et commerciaux du rock. Ainsi, la virée s’avère progressivement compliquée lorsque naissent au sein du groupe des discordent incessamment plus violentes, jusqu’à l’entre-déchirement, l’implosion et la folie totale. La question : A partir d’où ce documentaire devient-il fictif? Jérôme Vandewattyne intervertit brillamment le réel et le factice jusqu’à cultiver une ambiguïté qui perturbe à chaque instant.
Au delà d’une intensité continue des plus efficaces, de nombreuses scènes cultes agrémentent cette oeuvre déjantée où la nature de l’homme ne se heurte aucunement au manichéisme trop souvent inhérent dans le cinéma de genre. À certains égards, Split’n split peut se situer quelque part entre The life death a porno gang et Sorgoi Prakov : My European dream.

Changement radical d’univers avec Dreaming purple neon. Débutant comme une série Z nanardesque plutôt savoureuse, la nouvelle excentricité de Todd Sheets nous offre encore plus que ça lorsqu’il laisse apparaître de délicieuses scènes gore ouvertement graphiques et que ce grand bordel se transforme en splatter  surréaliste agrémenté de déviances sexuelles, de démons sadiques, de gore abondant et d’autres bizarreries. Visuellement généreux et foutrement inventif, difficile pour un bisseux ou un adepte du gore Allemand de ne pas tomber sous le charme de Dreaming purple neon. Petit bémol :1h50 pour ce type de cinéma, c’est quand même un peu long.

Terminons la soirée en pornographie explicite avec Sexual Labyrinth de Morgana Mayer, une douce exploration surréaliste (aussi, oui, mais différemment)  des perversions humaines. Comme oeuvre pornographique, nous pouvons reconnaître la grâce de Morgana Mayer à la réalisation. Hélas, pour ceux qui ne seraient pas tentés de se livrer à un onanisme compulsif dans la salle, le rythme peut épuiser le spectateur qui recherche une attractivité plus cinématographique, plus narrative. Malgré une certaine beauté, Sexual Labyrinth manque parfois d’intérêt et fait preuve de certaines redondances même si nous prenons plaisir à découvrir émerveillés le nombre de choses qu’il est possible d’insérer et de sortir d’un vagin bien proportionné.

– Tinam (S.M)

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