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BUT film festival 2017 (jour 5 + palmarès) (The evil within, Kuso)

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Dimanche 3 septembre


En ce dernier jour, une série B d’apparence sans envergure introduit notre journée. En effet, au premier abord The Evil Within traite l’histoire d’un jeune homme handicapé mentale reclus dans sa solitude et ses pulsions sadiques qui voit dans le miroir un reflet diabolique de sa personne avec lequel il commence à communiquer.  Sans trop savoir où tout cela va mener, une atmosphère malaisante s’installe et nous constatons d’emblée la performance bluffante de Frederick Koehler dans sa justesse quant à l’interprétation de son personnage déficient et de ses moindres mimiques.
Mais revenons d’abord sur la genèse de ce projet. L’homme derrière The Evil Within s’avère en réalité être Andrew Rork Getty, un millionnaire dont la famille travaille depuis de nombreuses générations dans le pétrole. Ce projet financé par ses propres moyens provient d’une série cauchemars obsessionnels qu’il a décidé d’exorciser par l’image, jusqu’à réserver des pièces de son manoir pour la post-production et créer son propre matériel technique en n’y négligeant aucun détail. Après de nombreuses années de travail acharné pour perfectionner son oeuvre, il décède subitement d’un ulcère hémorragique à 47 ans suite à ce qui semble être une consommation récente de méthamphétamine.
Ainsi, le projet de sa vie voit le jour postmortem. Qu’il en vienne de cette influence étrange ou non, au gré de son évolution The Evil Within se transforme en un désarçonnant cauchemar complétement en roue libre et diablement angoissant. Une curiosité dérangeante qui mérite moultes analyses en laissant derrière elle un gout acre.

Sorti de l’esprit du rappeur américain Flying Lotus, les échos autour de Kuso retentissent dans les festivals de cinéma de genre comme le nouvel OFNI délirant et délicat à appréhender.
Humour scatologique, obsession des croûtes, du pue et de toutes sortes de liquides biologiques, cette oeuvre expérimentale adopte par dessus ça une narration clairement anarchique qui risque de faire capituler certains hermétiques. Pourtant, comment nier l’originalité de ce brainfucking dans lequel nous pouvons notamment apercevoir certaines animations de notre adoré Jimmy Screamerclauz.
Dans le contexte du cinéma habituellement exposé au grand public, Kuso et son concept de sitcom post-apocalyptique mutant peut apparaître comme un objet cinématographique absolument fou et unique. Pourtant, dans la sphère du cinéma expérimental plus obscure d’autres étrangetés du même acabit ont déjà sévi. Malgré ça, reconnaissons Kuso pour sa beauté informelle et son audace.

WINNER OF THE BUTFF BEST FEATURE AWARD 2017:
Cat Sick Blues

WINNER OF THE BUTFF BEST SHORT AWARD 2017:
Justicia Justiciera III Kungfu Karate Annihilator

BUTFF LIFETIME ACHIEVEMENT AWARD 2017:
Richard Stanley (director)

WINNER OF THE BUTFF GAME JAM AWARD 2017:
Titanic Fisting by Team Emissive Buttz (Rick Meeuwes, Dennis Dellmann, Astrid van der Rijt and Heiko Allis)

WINNER OF THE BUTFF PERFORMANCE AWARD 2017:
Jolanda Jansen

WINNER OF THE RED ASYLUM DUB-FU AWARD 2017:
Nick J. Swarth

– Tinam (S.M)

Sadique-Master 2017 – droits réservés

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