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Étrange festival – Dernières journées (The tribe, The world of kanako) + Palmarès

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Samedi 13 septembre

Pour clore ce compte rendu je vais étendre cet article sur 2 jours car le nombre de films vus lors de ce week-end se limite à 2, or question de pratique et de logique…
Commençons par The tribe, un long métrage Ukrainien de plus de 2 heures divisées en seulement quelques longs plans séquences. Autre caractéristique atypique, film n’est pas seulement muet mais il est entièrement joué avec le langage des signes.
Ces éléments peu communs pourront rebuter les spectateurs les plus conformistes, mais une fois le film lancé, le mutisme qui ressort de nos protagonistes nous transpose dans une sorte d’autisme, une immersion totale dans leur monde. Leur univers alterne entre violence, sexe et débauche. Mais pourtant, une certaine plénitude émane de ce rude quotidien, même dans les scènes les plus intenses. La décadence est progressive jusqu’à l’apogée final d’une violence extrême. Les plans séquences sont parfois inégaux, certains s’éternisent inutilement et d’autres favorisent à l’immersion, au final l’équilibre est tenu. Et il faudra tout de même avouer qu’en partant volontairement avec presque tous les handicapes de réalisation possible, le résultat est plus que satisfaisant.
The tribe est une expérience radicale qui interpelle, qui ne laisse pas indifférent.
De cette claque il en ressort un bruit sourd…

Dimanche 14 septembre

C’est désormais parti pour le film de clôture ! World of kanako traite le monde adolescent dans son aspect le plus dépressif et le plus cruel. L’histoire commence comme une version asiatique de Cold Case porté disparu et s’axe progressivement vers quelque chose de plus déroutant. Ce qui est bien dommage c’est que le film semble être divisé en plusieurs segments alors que  l’histoire est disposée de manière à être linéaire et cohérente. En effet le cinéma asiatique aime digresser et tergiverser beaucoup jusqu’à la conclusion finale, mais ici la logique est au point mort. Ce qui est clair c’est que World of kanako ne manque vraiment pas d’idées, mais hélas elles peinent bien à s’ordonner. Bien que la photographie ne soit pas laide, le découpage technique est parfois presque expérimental à un tel point que le spectateur ne voit presque plus rien de ce qui est à l’écran. Au grè de son déroulement, l’histoire prend une tournure aussi inattendue que tordue, et bien qu’elle ne concorde aucunement avec le reste du film, elle marque un point final qui déconcertera assurément son public. Au final il est difficile de dire si World of kanako est réussi et quel était réellement son but.

 Palmarès

Prix du nouveau genre  : The voices de Marjane Satrapi
Prix du public : The voices de Marjane Satrapi
Grand prix canal  court métrage : Pony place de Joost Reijmers
Prix du public court métrage : Sequence  de Carles Torrens

Qu’une chose à dire : Vivement l’année prochaine !

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Sadique-master

Admin/Créateur de sadique-master Écrivain et chroniqueur.

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