PIFFF (2019) (Jours 5-6 et 7) (I see you, Why don’t You just die, Dog dont’ wear pants + palmarès)

Il y a de ces films dont tout repose sur le twist final, et ces autres qui fonctionnent essentiellement autour d’un concept bien huilé; I See you d’Adam Randall emprunte une portion de ces deux-là et les superpose à une histoire d’apparence banale. Teintée d’un machiavélisme plaisant, la narration se développe autour du destin tragique d’un officier de police trompé par sa femme, rejeté par son fils, et rappelé par une ancienne histoire de disparition. Ainsi, pour parsemer le tout, des événements étranges surviennent dans leur luxueuse maison. Avec son développement, I See you peut se targuer de jouer avec une tendance naturelle au scepticisme et propose quelque chose de plutôt intelligent.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est why-dont-just-you-die.jpg.

Abordé comme une comédie trash presque familiale, Why don’t just die de Kiril Sokolov compte parmi ces films Russes qui ne sont pas lents, contemplatifs, explicitement politiques ou avec un traitement post URSS bien tiré sur le trait. Assez réfractaire à ce cinéma qu’il ne trouve pas vraiment attractif, Kiril Sokolov opte plutôt pour le divertissement brutal et y adjoint à cela une réalisation mathématique que des critiques définissent déjà comme du « western d’intérieur ». Un gendre fou amoureux de sa dulcinée décide d’aller trucider le père bien Russe et bien rustre (commissaire de Police) de celle-ci pour une certaine raison, mais évidemment tout ne se passe pas comme prévu. L’essentiel du film se déroulant dans un appartement d’immeuble, on remarque rapidement que le réalisateur transpose dans ce microcosme divers « stéréotypes » de la Russie actuelle à travers ses protagonistes dont le symbolisme n’échappe pas. Gore, jouissif et généreux, Why don’t just you die s’apprécie là où il passe.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est dogs-dont-want-pear.jpg.

Film de clôture de cette édition du PIFFF, Dogs don’t wear pants de J.-P. Valkeapää attire irrésistiblement l’œil de par sa couverture et ses thématiques ouvertement portées sur une vision assumée du sadomasochisme. Un homme bloqué dans une vie sentimentale qui s’étiole se retrouve par inadvertance confronté à une dominatrice lorsque celui-ci rentre dans la mauvaise salle en accompagnant sa fille chez le tatoueur. Le contexte posé, ce sont de nouvelles émotions supposément enfouies qui chez lui s’éveillent et bouleversent parallèlement à cela le détachement professionnel de sa dominatrice. Véritable « ode » au vrai BDSM et au sens profondément humain qui s’y rattache, Dog don’t wear pants frappe par sa justesse émotionnelle et son réalisme. Probablement un des meilleurs films sur le sujet et plus encore.

Palmarès :

Long métrage :

  • Oeil d’or + Jury mad : Why dont just you die (Kiril Sokolov)
  • Prix du jury cinéma + Frisson : I see you (Adam Randall)

Courts métrages Français :

  • Oeil d’or : Dibbuk (Dayan D. Oualid)
  • Prix jury cinéma + frisson et Jury mad : Boustifaille (de Pierre Mazingarbe)

Courts métrages internationaux :

  • Oeil d’or : My little goat (de Tomoki Misato)

Sadique-Master 2020 – droits réservés

Cet article a été publié dans Non classé. Mettre en favori le Permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *