PIFFF (2019) (Jour 2) (The hole in the ground, The mortuary collection)

Seconde journée du PIFFF et nous débutons avec le sinistre film Irlandais « The hole in the ground » qui reprend curieusement des thématiques et un contexte similaires à ce cher film d’ouverture qu’est « Color out of space« . L’histoire s’articule autour d’un mystérieux cratère géant apparu dans le sol en plein milieu de la forêt et à proximité de quelques habitations reculées. Ainsi, une femme récemment emménagée avec son fils dans les environs constate un comportement étrange venant de celui-ci…Là où justement Colour out of space marquait un filtre numérique dont on se serait bien abstenu, The hole in the ground de Lee Cronin propose une palette graphique sombre et une atmosphère générale efficacement austère qui n’attend pas le développement de son histoire pour imprégner le spectateur.

Alors, lorsque les éléments les plus troublants se manifestent, le malaise n’en est que décuplé et le climat d’angoisse fonctionne; d’autant plus avec l’insertion de certaines scènes réellement effrayantes. Malgré une fin capillotractée, The hole in the ground parvient à atteindre un but que le genre actuel, dominé par Blumhouse et autres productions du même acabit, peine à exprimer : inspirer une sensation d’angoisse.

Revendiqué comme un cinéma horrifique nettement plus léger, « The mortuary collection » de Ryan Spindell tire comme inspiration directe les intemporels Contes de la crypte. Le format et la ligne conductrice nous ramènent évidemment à la saga culte et cette anthologie souffre des traditionnelles inégalités entre les segments. L’adaptation d’une certaine modernité se fait aussi ressentir et ôte une partie du charme 80’s qui fonctionne parfaitement avec ce type d’œuvres, mais la fameuse générosité essentielle demeure – quant à elle – belle et bien présente à travers de réjouissantes effusions de sang et une imagination décalée. Dans ses ambitions de série B divertissante, la recette fonctionne bien.

Sadique-Master 2019 – droits réservés

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