PIFFF (2018) (Jour 4 ) (The Unthikable, Girls with Balls)

Habitués aux films de catastrophes Américains improbables et aseptisés ou 30 immeubles tombent toujours à quelques centimètres des principaux protagonistes visiblement tous béni qui, une fois sorti de cet enfer, devraient tenter de jouer au loto, « The Unthinkable » réalisé par le collectif Suédois « Crazy pictures » vient nous intriguer et changer la donne. Une supposée attaque terroriste perpétrée par des auteurs inconnus crée le chaos dans Stockholm. Doté d’un budget modeste, The Unthinkable ne mise pas sur d’inutiles artifices et parvient pourtant à livrer des effets spéciaux bluffants contribuant à crédibiliser la partie « catastrophique » de l’oeuvre. Le second axe narratif davantage porté sur les rapports humains expose les sentiments et réactions des différents protagonistes dans ce contexte de « folie » généralisée.  Plutôt juste et esquivant la majorité des clichés du genre, ce premier long métrage de Crazy pictures impose son ambiance oppressante et réaliste non pas dénuée d’un certain sous-texte politique inhérent à climat tendu de la guerre froide.

Beaucoup moins sérieux, Girl with Balls du Français Olivier Alfonso se lâche dans un slasher nanardesque aux clichés volontairement exacerbés. Une équipe de volley féminine en petit détour par la campagne se retrouve pourchassée par une bande de consanguins, sauf que celles-ci ne vont pas s’avérer spécialement dociles. D’emblée, le rythme dynamique permet de rendre le délire attractif même si les gags initialement drôles et originaux commencent à s’épuiser avec leurs redondances, notamment sur la dernière demi-heure.
Plutôt gore si on l’on se réfère au cinéma Français habituel, une tête qui explose peut susciter un certain enthousiasme; mais lorsque cet effet se répète sans cesse on y retrouve là encore une répétition peut être trop…insistante (avec la frustration de ne pas profiter de d’autres effets gores, d’autant plus car ceux présents sont efficaces – le réalisateur étant aussi maquilleur FX). Dans le cadre d’un festival Girl With Balls s’avère divertissant et s’apprécie pour son apport au cinéma national, mais hors du contexte il n’apporte rien de purement novateur ou réellement intéressant.

– Tinam (S.M)

Sadique-Master 2019– droits réservés

0 Partages
Cet article a été publié dans Non classé. Mettre en favori le Permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *