Paris international fantastique film festival – Jour 6 (Southbound, Green Room)

Dimanche 22 novembre

southbound-horror-movie

Dernier jour et nous commençons par à le film sketches Southbound, tout droit venu de la scène indépendante US et autant dire que celle-ci rescelle de bien belles surprises. Comme toute anthologie du genre, aucune exception à la règle, quelques inégalités se ressentent entre les différents segments et pourtant, la pression, constamment soutenue par un climat anxiogène inexhaustible perdure, ne se tarit pas. Nous retiendrons d’ailleurs tout particulièrement le segment de l’agonisant, découlant sur une séance de chirurgie improvisée purement impressionnante, dotée d’une rare maîtrise.Au final, l’irrationalité planant sur Southbound lui attribue une singularité rare dont peu de films à sketch peuvent se vanter, et ce malgré ses défauts.

green room 2

Pour une séance de clôture, quoi de mieux que d’estomaquer le spectateur à base de violence extrême et, disons-le, purement jouissive ? Déjà reconnu pour ses précédents films, Murder Party et Blue Ruin (dont, ici, la structure se rapproche), que nous avons déjà chroniqué, Jeremy Saulnier revient en force et tient à nous rappeler qu’il est l’un des réalisateurs les plus ingénieux de ces dernières années. Sa courte filmographie encore assez méconnue vient s’étoffer avec l’excellent Green Room dont le contexte, confrontant (bien que cela s’apparente plus à une traque) un groupe de musique punk anarchiste à des néonazis dans un 8 clos, vend plutôt du rêve. La situation se met rapidement en place, les protagonistes nous sont brièvement présentés et la machine est lancée, c’est irréversible. Instauré par une tension radicale dont la gestion (qui pourrait nous rappeler Assaut de Carpenter) et la maîtrise nous clouent littéralement sur place, la violence n’en est pas moins lésiné, loin de là, extrêmement réaliste et d’une efficacité remarquable, elle débarque comme un véritable uppercut dans la face du spectateur.
Avec cette pépite teintée d’ultra-violence purement viscérale, Saulnier perpétue son sans- faute.

– Tinam (S.M)

Sadique-Master 2015 – droits réservés

Cet article a été publié dans Non classé. Mettre en favori le Permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *