Paris international fantastique film festival – Jours 1 et 2 (Scream Girl,Curtain, Blind Sun)

Mardi 17 novembre

scream girl 2015

Soirée d’ouverture pour une nouvelle édition, et cette manifestation artistique que nous attendons tous chaque année fait le choix d’introduire les festivités avec un long métrage on ne peut plus…festif ! Parodiant le slasher des années 80, Scream Girl (de son titre américain « The final girls ») adopte le concept du film dans le film avec un pertinent élément déclencheur où l’incendie d’un cinéma pousse certains spectateurs à se retrancher devant le grand écran pour finalement déchirer la toile. Métaphore percutante puisqu’elle permet l’établissement d’un fil conducteur les introduisant eux-même dans l’oeuvre qu’ils visionnaient en les obligeant s’attribuer le rôle des acteurs. Inutile de se référer au script  car ce transit temporel semble les avoir déposés dans univers où les coups de machette ne sont pas indolores et où mourir est réellement possible. Force est de constater qu’il est difficile de nier l’intelligence du scénario, la qualité de l’écriture ou même les divers messages brillant sur l’immersivité du cinéma. Outre cette ligne conductrice, plusieurs thèmes et sujets, du dramatique à la comédie, se télescopent et si le ton se veut primordialement drôle, il est regrettable de ne pas avoir accentué plus intensément la folie et de s’être cantonné à développer uniquement la face sérieuse.

Mercredi 18 novembre

curtain

Bien davantage fauché, Curtain de Jaron Henrie-McCrea est une oeuvre plus urbaine au premier abord très ancrée dans le réel malgré un ton loufoque. Mais tout change lorsque notre protagoniste principale, une jeune femme épuisée par son quotidien, voit son rideau de douche avalé par le mur de sa salle de bain. A chaque nouvelle tentative, l’opération se répète et celle-ci se demande bien où atterrissent ses rideaux. Avec un ami ils décident de mener leur petite enquête et tombent sur des personnages haut en couleur se disant être les détenteurs de l’objet en question, et cela les adsorbe dans de drôles des situations. L’étrangeté de Curtain comprend la grande partie de son intérêt et bien que quelques éléments parviennent toujours à intriguer, peut être aurait il mieux valu réduire cela sur la durée d’un moyen métrage afin d’éviter une redondance qui parfois tendrait à nous faire lâcher prise.

blind sun

Dans un registre toujours assez singulier, nous enchaînons avec Blind Sun de la franco-grecque Joyce A. Nashawati qui pourtant nous dépayse loin de nos contrées. Une pénurie d’eau en pleine canicule propage la folie dans la région de l’Attique, à proximité d’Athènes. Un immigré est à la charge de la maintenance d’une villa appartenant à de riches français partis en vacances, pendant que lui su dans ce paysage de plus en plus hostile.
Au premier abord, cette histoire n’est autre que celle d’un homme qui a soif; mais il serait tout de même réducteur de réduire cela à ça. Pourtant, le rythme d’une extrême lenteur, dont la lourdeur est constamment accentuée par des plans contemplatifs d’un soleil cuisant ou d’une goutte de sueur perlant sur l’épiderme, n’aide aucunement à s’accrocher aux quelques indices intrigants qui ponctuent cette oeuvre plutôt lymphatique pouvant rapidement s’avérer pesante. Ces multiples défauts empêchent une pleine concentration sur les éléments importants et nous avons comme l’impression qu’il est impossible de se plonger dans le film.

– Tinam (S.M)

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