L’étrange festival (2015) – Jours 9 ( Carne de tu carne,Like Cattle Towards Glow, Ghost Theatre)

carne de tu carne

Vendredi 11 septembre

Réalisé par Carlos Maloyo, Carne de tu Carne est oeuvre Colombienne visant à créer un nouveau genre intitulé le Gothique tropical. Dépaysant le climat géologique habituel, ce décor idyllique parsemé de végétation s’étiole vers un environnement cauchemardesque qui, sous les bombardements commandités par la dictature Colombienne se transforme en véritable enfer. Hallucinations et délires paranoïaques se joignant à la partie, nos protagonistes reclus dans les décombres laissent exprimer leur folie. Parfois envoûtante, l’atmosphère surréaliste cauchemardesque recouvrant la seconde partie du métrage fonctionne, une belle photographie englobant le tout, mais hélas le rythme lymphatique possiblement en adéquation dessert tout de même l’attractivité qui ponctuait cette oeuvre atypique
Si certaines scènes se raccordant avec l’ambiance parviennent à nous saisir, la totalité de Carne de tu carne manque d’intérêt pour réellement passionner.

Like_Cattle_Towards_Glow

Déjà reconnu pour ses livres controversés, Dennis Cooper passe cette fois ci derrière la caméra aux côtés de Zac Farley, pour une immersion intense dans un sujet qu’il connait déjà si bien; l’adolescence torturée.
L’approche, sensible et profonde, peut parfois nous rappeler Larry Clark, mais ici les réalisateurs ont choisi d’articuler leur narration de façons radicalement différente. 5 segments, des fantasmes intimes exposés sans concessions aux yeux des spectateurs, et une complexité déconcertante pour les non-initiés au sujet.
Que feraient des adolescents dans un monde sans adulte ? Comment exprimeraient-ils leurs désirs ? Bienvenue dans leur bulle, un microcosme d’une noirceur parfois abyssale.
D’une intensité rare, Like Cattle Towards Glow  est LA claque du festival (plus d’infos sur ma très prochaine chronique pour parler de l’oeuvre plus en profondeur)

ghost theatre

Ghost Theatre c’est Hideo Nakata qui n’a pas encore compris que les codes du cinéma horrifique Japonais sont périmés depuis 15 ans. Si il avait su innover quelque peu avec Ring, il enchaîne cette fois ci tous les clichés du genre et n’en ressort vraiment pas grand chose. Grande est la tristesse quand avec la plus infime réflexion du moment il est possible de prédire la scène qui se succède avec exactitude. Encore plus grand est le désarroi quand nous savons que ceci est encore (après la suite de la version US de Ring) une fois le remake d’un de ses propres films (Ghost Actress) et donc que cela évoque pour notre cher réalisateur Nippon un immense manque de créativité. Nous avons comme l’impression que Nakata fait semblant de faire quelque chose mais qu’en réalité il ne fait rien.
Une pièce de théâtre, une poupée, deux comédiennes rivales, des événements surnaturels en coulisses…nul besoin d’en faire un dessin.

– Tinam (S.M)

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