L’étrange festival (2015) – jours 5 (Emelie, Nina Forever)

emelie

Lundi 7 septembre

Généralement, les baby-sitters sont des cibles faciles susceptibles de mourir avec brutalité dans bon nombre de slashers, hélas, ce n’est pas toujours le cas et il peut parfois s’avérer qu’elles soient particulièrement vicieuses, c’est le cas avec Emelie. La baby-sitter habituelle se déprogramme, une nouvelle arrive…les enfants l’adorent, mais évidemment cela cache quelque chose. Le ton tendancieux adopté dés le départ du film augure d’intéressantes positions morales que le réalisateur travaille particulièrement bien lors de la première partie du métrage. L’hypocrisie parentale, la liberté insouciante de l’enfance…Le seconde; cependant, s’assagit et adopte une tournure plus conventionnelle refrénant l’ambition que l’oeuvre pouvait esquisser, jusqu’à une fin trop simpliste. Malgré les frustrations qui en découlent, Emelie fonctionne et parvient tout de même à transmettre ses idées.

Nina Forever

Nina Forever, second film de cette journée, nous est présenté comme une comédie déviante, hélas nous recherchons encore le moment où il aurait fallu rire. L’ex femme d’un homme esseulé revient à la vie et s’introduit dans sa nouvelle vie de couple de manière plutôt incongrue. Alors oui, partouze nécrophile…enfin bon, toujours est-il que cette femme morte semble quand même assez vivante, donc le potentiel malsain est rapidement éclipsé. Drôle ? Pas vraiment, même plutôt mélancolique sans pour autant se prendre au sérieux. La principale maladresse de Nina Forever est d’osciller constamment entre deux tons radicalement opposés, et par cela de ne jamais se définir et donc se perdre en abandonnant le spectateur en route.

– Tinam (S.M)

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