L’étrange festival (2015) Nuit supermégabloody (Turbo Kid,Bunny the killer Thing, Tales of Halloween, Wyrmwwood)

Ninja_Eliminator_4_The_French_Connection

 

Samedi 5 septembre

Ancrées dans les traditions de l’étrange festival depuis des lustres, les nuits spéciales savent envoûter et divertir le spectateur jusqu’aux premières heures de métro, et cette année encore nous tentons l’expérience avec la nuit supermegabloody qui déjà s’annonce assez explosive à la vu des pitchs. On commence en dérision avec Ninja Elminator 4 The French connection dont l’équipe qui se cache derrière fait déjà depuis longtemps partie des murs du festival en tant que fan. Des super flics à la chasse de trafiquants ninja, des effets spéciaux numériques assez grotesques, des costumes kitsch, des répliques parodiques. Un court métrage avec la potentialité d’être culte dans son genre.

turbo kid

Toujours assez surprenant, nous enchaînons avec Turbo Kid  du RKKS collective, un étrange mélange où le splatter, Mad max et Les Goonies se fusionnent. Une ambiance post apo assez ingénue ponctuée par bande-son de synthwave retro, des giclées d’hémoglobine généreuses et artisanales. Contrairement à Yakuza Apocalypse, Turbo kid se traduit comme du n’importe qui fonctionne. Inventif, référencé mais novateur, on peut clairement dire que le rythme ne laisse aucun temps mort et que certaines scènes peuvent s’avérer totalement jouissives. Rien à redire quant au traitement des personnages tous originaux, livrés dans cet univers chaotique où ils ont pourtant su garder une part d’innocence.
Turbo kid est une sorte de fantasme geek conjugué à la nostalgie de l’enfance, et le mélange est détonant.

BUNNY the killer thing

La suite se fait plus lubrique avec l’étonnant Bunny the killer thing où le slasher est érotisé de façons grossières pour le plus grand plaisir des pervers. Le concept plutôt rafraîchissant peut amuser le spectateur, mais sur un long métrage la matiére n’est malheureusement pas suffisante pour tenir avec solidité. Si certains gags peuvent toujours marcher, le délire principal s’essouffle et ne fait pas l’effort de se renouveler, jusqu’à devenir assez harassant.  Sans être dénué d’intérêt, Bunny the killer thing n’a pas su exploiter son potentiel.

tales of halloween

Passons désormais à quelque chose de plus classique avec Tales of Halloween, oeuvre à sketch s’inspirant des diverses légendes entourant cette célèbre et symbolique date. Concrètement, en pleine journée cette oeuvre n’aura pas eu grande impacte, mais placée au milieu de la nuit avec l’ambiance adéquate, elle s’accommode plus justement. Des segments inégaux, des idées, et bien que rien ne soit réellement novateur (ce qui se défend  car cela ressemble assez à un hommage des années 80) , le visionnage s’avère plaisant dans ce qu’il représente.

wyrmwood poster

Dernier film de cette nuit, Wyrmwood, lui aussi fortement inspiré de Mad max, fait pour certains l’objet d’un renouveau du genre zombie, est-ce réellement le cas ? Hormis quelques éléments insolites dans la forme, le fond ne fait pas preuve de grande originalité et le rythme faussement dynamité par moments ne se libère que par intermittence. En voulant jouer le climat morose, Wyrmwood oublie de s’attacher à ses protagonistes et leurs actions, même les plus héroïques ou spectaculaires , paraissent dénuées de saveurs. Or, malgré un style  parfois assez impressionnant, cette oeuvre manque clairement d’âme.

– Tinam (S.M)

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