L’étrange festival (2015) – jours 1 et 2 (Free Fall, NH10, Ludo)

free fall

Jeudi 3 septembre

Première journée de l’étrange festival, on arrive au forum des images, on reconnaît le visage des habitués et on constate avec enthousiasme que l’événement est toujours aussi fréquenté.
Les festivités commencent alors avec le nouveau film de György Pálfi déjà largement reconnu pour son atypique « Taxidermie » qui cette fois ci nous présente à sa nouvelle oeuvre à nouveau  composée de multiples segments complémentaires autour d’un fil conducteur étrange.
Une vieille femme se suicide du haut de son immeuble, mais durant sa chute elle découvre la vie plutôt insolite de ses voisins. Une immersion dans des quotidiens insoupçonnables avec toujours une approche loufoque du genre humain, Pálfi marque encore une fois un style unique qu’il est facile de reconnaître dés les premières images.
Intriguant, alternant entre les segments subtils et confus, Free fall peut parfois paraître inégale, notamment lors d’une interminable simulation de sitcom, alors que parfois il fait preuve de réelle pertinence (les amoureux du plastique sauront à quoi je fais allusion). L’étrangeté est là, la subversion plutôt minoritaire, mais le concept marche parfaitement sans pour autant transcender ce que le réalisateur sait si bien faire.

NH10-poster-780

Vendredi 4 septembre

Nous enchaînons cette seconde journée de festival en abordant une spécialité bien nouvelle et soigneusement mise en avant par l’étrange, le cinéma Indien. Le post-traumatisme découlant d’une agression violente marque le point de départ de NH10, un drame qui, débutant sur une approche plutôt psychologique, vire rapidement au thriller musclé survivaliste fortement, peut être trop, inspiré par le cinéma américain. Hélas, malgré une tension efficace l’originalité peine à se dessiner dans cette oeuvre bien trop référencée dont la trame  principale fonctionne mais dont toute tentative de réellement décoller est sans plus tarder avortée.

ludo

Cette fois ci plus traditionel, Ludo confronte de pauvres adolescents peu futés à des légendes hindoues ancestrales. Reclus  à l’intérieur d’un centre commercial auquel ils ont accédé illégalement, ils libèrent des entités démoniaques. Ludique dans son concept, Ludo souffre malheureusement d’une réalisation relativement chaotique autant sur le sens de l’histoire qu’à travers l’image incessamment tremblotante ne facilitant guère le spectateur à percevoir clairement ce qui se passe à l’écran. Les jumps scare déboulent par myriades à l’improviste et ne contiennent aucunement la matiére poussant au sursaut, le gore, clairement secondaire, n’apporte pas grand intérêt, et même si l’ambiance peut au moins se raccorder aux codes du cinéma fantastique Indien, cela ne sauve malheureusement pas le film.

– Tinam (S.M)

0 Partages
Cet article a été publié dans Non classé. Mettre en favori le Permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *