De la culture du meurtre au cinéma déviant – Influences – Analyse et double interview

L’enfance du mal est souvent personnifiée par des intérêts morbides, par une cinéphilie déviante excessive, mais force est de constater qu’à l’époque de Jack l’éventreur ou même d’Albert Fish (aka le Vampire de Brooklyn), ce genre de films n’existait tout simplement pas. Alors, dans une époque où l’on mystifie et diabolise le cinéma déviant comme la genèse d’actes irréversibles, analysons les contradictions et dissocions le vrai du faux.
Abordons le sujet en y incluant une vision humaine, objective, psychologique, anthropologique et sociologique.

Pour cela, interviewons Nicolas Castelaux (en charge de l’édition littéraire Camion Noir, écrivain, collectionneur de murderabilia et peintre) et David Brocourt (peintre, collectionneur de murderabilia, écrivain et partenaire Sadique-master), deux collaborateurs spécialisés dans la criminologie aux multiples et abondantes correspondances avec divers serials killers pour certains de renommée internationale.
Après avoir sorti plusieurs livres chez l’éditeur Camion noir, dont le marquant « Je tue donc je suis » issu de ses correspondances (chose qui n’avait encore jamais été faite en France avant lui) parmi lesquels figurent les infâmes textes culinaires d’Isei Sagawa (l’étudiant cannibale japonais) ou encore les journées de sévices  (dont le pic à glace dans le vagin)  infligés par David Gore à ses victimes dans sa caravane, Nicolas se voit attribuer la gestion de la collection, directement lié à l’édition Camion Blanc.
J’en profite par la même occasion pour dire que le recueil Sadique-master à venir et déjà évoqué sur les réseaux sociaux sera lui aussi édité chez Camion noir.

David Brocourt et moi même

– 1  
SM : La culture artistique déviante (plus précisément dans le cinéma) est elle en certains points lié à la culture du meurtre en série ? Est-ce que tous deux s’alimentent mutuellement ou entretiennent certaines similitudes ? Je pense à notamment Ian Brady (qui avec sa femme Myra Hindley furent responsables des Meurtres de la Lande) disant : « Les tueurs en série, sur ce point en particulier, comme les écrivains, poursuivent la quête d’une forme d’immortalité d’une façon solitaire et similaire, l’un utilise le stylo au lieu d’un couteau, l’autre la peau au lieu du papier. En termes métaphasiques, pour eux le meilleur média est l’homme, le reste n’a pas assez de substance, manque de durabilité et de satisfaction existentielle, il n’y a pas de substitut à la possibilité d’écrire sur des pages vivantes, des pages qui respirent. » Ian Stewart Brady  » – (Extrait du livre : Les portes de Janus)

Et bien que Brady utilise le relativisme moral pour justifier ses propres crimes, le fond de cette citation amène tout de même à certains questionnements…

Nicolas : Plus largement, le faits divers inspire le drame. La spécificité du meurtre en série, c’est que de par sa nature (un meurtre, la furie médiatique, une période de calme, un autre meurtre), il obéit bien au format de la fiction à rebondissements. Le terme « serial » renvoie d‘ailleurs aux feuilletons des années 30. Il est aussi vrai que le thème du tueur en série est un thème récurrent du polar, du film d’horreur et même de la fiction grand public.Certains tueurs en série connus (Kemper, Bundy, Dahmer) commettent des abominations qui dépassent de loin l’imagination des auteurs les plus graveleux. Les serial killers sont depuis 20 ans profondément ancrés dans l’imaginaire populaire. Est-ce une mode qui passera ? Ou est-ce que ce « mythe » sera réinventé de manière cyclique, comme les vampires ou les zombis ?

David : Pour ma part, je pense que les deux alimentent l’un et l’autre. Nombreux sont les tueurs en série et autres criminels qui se sont inspirés de films pour commettre leurs méfaits. Je pense notamment à Luka Magnotta dont le modus operandi s’inspirait fortement de plusieurs films. Il a poignardé sa victime avec un pic à glace faisant ainsi référence au film Basic Instinct et la scène du meurtre a été accompagnée d’une chanson du groupe New Order intitulée « True Faith », à l’instar du film relatant les exploits du psychopathe Patrick Bateman dans « American Psycho ».

Les tueurs en série inspirent le cinéma depuis qu’il existe. Je pense bien évidemment à Peter Kurten alias « Le Vampire de Dusseldorf », un tueurs en série Allemand du début du XXeme siècle qui inspira directement Fritz Lang pour réaliser le film « M le Maudit » en 1931, soit une quarantaine d’années après l’invention du cinématographe. Le film évoque le calvaire des habitants d’une grande ville allemande, plongés dans la terreur et l’hystérie par un meurtrier d’enfant très actif. Vient ensuite le cas célèbre de Edward Gein, un cannibale nécrophile du Wisconsin qui sévit dans les années 50, à Plainfield. L’homme inspira ensuite Alfred Hitchcock pour son film « Psychose » et le réalisateur Tobe Hopper pour le personnage de Leatherface dans « Massacre à la tronçonneuse ».

Selon moi, ce qui fascine vraiment le cinéma au delà du meurtre en lui-même, c’est la notion de transgression que celui-ci implique. Cette notion de transgression existe depuis la nuit des temps. On en trouve même trace jusque dans la bible ou les meurtres et les tortures sont relatés avec précision. Je pense à Abel et Caïn et à la Passion du Christ jusqu’à sa mort sur la croix. D’ailleurs, soit dit en passant, la bible elle-même a inspiré bon nombre de tueurs en série, bien avant l’invention du cinématographe ! Ainsi, le cinéma agit également comme une catharsis sur les esprits. Combien de films ayant vu le jour ont eu pour effet d’apaiser les consciences ?… De transcender l’horreur ? Je pense aux films de guerre qui permettent, bien au-delà du divertissement, la reconnaissance de la douleur de ceux qui l’ont subi. Ces films rouvrent des débats et contribuent à faire avancer les mentalités. Ils ont un pouvoir rédempteur… Je pense notamment à « Platoon » et à « Apolypse Now » qui mettent en avant l’absurdité de la guerre et toute son horreur.

C’est là qu’on distingue deux types de films concernant les tueurs en série. Il y a ceux qui relatent un fait divers pour mieux le dénoncer et celui dont la vocation est d’alimenter le fantasme et de faire peur. En France, peu de films glorifient les serial killers. Les raisons sont certainement d’origines culturelles et historiques (Il faudrait développer). Récemment, le film « SK1 » dont le sujet est la traque de Guy Georges est dans ce registre. Par le passé, il y a eu le film « J’ai pas sommeil » relatant le parcours de Thierry Paulin et le téléfilm « Dans la tête du tueur » relatant celui de Francis Heaulme. Aucun de tous ces films ne montrent les tueurs en série comme des êtres séduisants ou des anti-héros mais traduisent, au contraire, l’horreur dans toute sa banalité.

Aux USA, les choses sont bien différentes. La plupart des films ayant pour thèmes de vrais tueurs en série les glorifient et sont, au final, assez sensationnalistes. Là encore, les raisons sont culturelles et historiques. Les USA ont une culture de la violence ancienne et profondément enracinée depuis l’arrivée des premiers colons… Puis tard, la conquête de l’Ouest avec le massacre des indiens. En ce temps-là, l’Amérique était une vaste terre sauvage dans laquelle il fallait parfois être sans foi ni loi pour y survivre.

– 2
SM : Les exactions de certains serials killers ont influencé bon nombre de chefs-d’oeuvre du genre; Ed Gein = Massacre à la tronçoneuse/Psychose, Andrei Chikatilo = Evil Enko/Citizen X, le tueur du Zodiac = Zodiac (de Finsher), Werner Kniesek = Schizophrenia, le tueur de l’ombre (aka Angst). Henry Lee lucas et Otis Toole = Henry portrait d’un serial killer.
Dans un cinéma plus underground l’histoire d’Armin Meiwes (Le cannibale de Rotemburg) a même très fidèlement influencé l’excellent « Cannibal » de Marian Dora.
Alors, si ces tueurs n’avaient pas existé, ces films auraient-ils été un jour réalisés ? Est-ce que le vrai cinéma déviant aurait la même authenticité, le même réalisme ?
Concrètement, quel impact culturel les serials killers ont-ils eu et ont-ils sur le cinéma horrifique/déviant/transgressif/extrême/subversif ? 

Nicolas : En tant qu’auteurs, les scénaristes cherchent des mécanismes narratifs parfaitement huilés, pour maintenir une tension dramatique. Comme je l’ai dit plus haut, les histoires de tueurs en série, même les plus « banales » (tueurs de prostituées, par exemple) offrent cela sur un plateau. Les différents meurtres offrent des pics dramatiques intenses, que l’on relie soit par le suivi de l’enquête policière, soit par un point de vue intimiste sur le quotidien du tueur (Portrait of a serial killer, Schramm, Maniac). Pour ce qui est du cinéma transgressif, il trouve de quoi alimenter son facteur choc par l’horreur même de certains faits divers. Le débat est de savoir si c’est la nature même des faits qui provoque l’effroi, ou la façon de les mettre en scène ? Le fait divers qui a inspiré Schizophrenia est sommes toutes assez banal, mais c’est le traitement qui lui est accordé qui fait de ce film une oeuvre hors norme. L’art qui transcende le réel, toujours et encore.

 David : Si les tueurs en série n’existaient pas, l’industrie du cinéma aurait trouvé autre chose pour faire frémir les gens dans les salles ou leurs canapés. Je ne comprends pas trop le sens de cette question étant donné que l’homme est, par nature, une espèce violente qui auto-alimente en permanence ses propres fantasmes. Ces fantasmes prennent en partie racine dans la notion de pulsion de mort inhérente à chacun d’entre-nous qui elle-même semble liée à une sorte de masochisme primaire duquel il découle un certain plaisir… Masturbatoire ?

Je pense que les tueurs en série ont un impact très fort sur l’esprit conscient et inconscient des gens. Ils ravivent la peur d’être la proie mais aussi des fantasmes plus ou moins enfouis de prédations. Dans les films sur les tueurs en série, il y a le chassé et le chasseur. Libre au spectateur de s’identifier à l’un ou à l’autre. Néanmoins et c’est pour cela que ces films ont autant d’impact, le tueur en série est bien réel, c’est une réalité qui peut potentiellement frapper chacun d’entre nous un jour. Les faits divers sont-là pour nous rappeler quotidiennement à cette réalité. C’est pour toutes ces raisons que les tueurs en série du cinéma ne laissent personne insensible.

– 3
SM : Et à contresens, quelle influence ce cinéma peut-il exercer sur un esprit ou sur un inconscient collectif ? Pourrait-il banaliser l’acte, lui attribuer de la proximité, favoriser une position morale ? C’est en quelque sorte LA question, et vous êtes surement les mieux placés pour la démystifier. 

 Nicolas : Il y a un IMMENSE gouffre entre fantasmer un acte violent (en regardant un film, en lisant un livre etc) et le commettre. La plupart des tueurs en série sont déçus par la réalité de leurs meurtres, comparée à ce qu’ils avaient fantasmé. Et c’est d’ailleurs parfois pour cela qu’ils recommencent, pour arriver à quelque chose de satisfaisant, en quelque sorte. Il est indéniable que voir des vrais meurtres (chose inimaginable il y a vingt ans, puis banalisée par l’usage d’internet) peut peut-être émousser la sensibilité de quelqu’un qui a déjà à la base une prédisposition pour la violence. Mais cette prédisposition est ancrée là depuis l’enfance. On dit souvent de Ted Bundy qu’il était influencé par la pornographie. Ce n’est pas tout à fait exact. Il consommait surtout des revues de bondage, et des récits de faits divers dans les magazines True Detectives de l’époque. Le support était là, mais l’attirance pour ce support venait d’un petit monstre qui lui rongeait les neurones depuis la maternelle. S’il avait grandi aujourd’hui, le petit Bundy aurait passé son temps à regarder les vidéos d’exécutions des cartels mexicains. Mais cela n’aurait pas amplifié son désir de tuer des femmes, qui venait d’une zone de son cerveau que les neuropsychiatres ont grand peine à identifier.

David : Il est clair qu’une société qui ferait constamment l’apologie du meurtre dans tous les médias mis à sa portée contribuerait à créer un climat ambiant propice à une banalisation de la violence. C’est déjà plus ou moins le cas. Attention, je ne dis pas que les films violents poussent au meurtre; Les gens équilibrés les prennent pour ce qu’ils sont, une catharsis et un divertissement. C’est même plutôt sain. Il faut bien évacuer d’une manière ou d’une autre ses tensions. Je dis simplement que quand on ne s’abreuve que de films violents, l’effet peut s’inverser et au lieu d’évacuer, on accumule au contraire un potentiel fantasmatique morbide

– 4
SM : Certains films semblent marquer de manière indélébile certains tueurs, je pense précisément à L’exorciste 3 qui pour de curieuses raisons fait l’objet d’étranges fixations.
Jeffrey Dahmer (le cannibale de Milwaukee) était totalement obsédé par ce film. Et parallèlement à cela, Danny Rolling ( L’éventreur de Gainesville) confia que ses meurtres furent inspirés par son mauvais cotê qu’il nommait « Gemini ».
Or, dans l’exorciste 3, nous relatons l’histoire d’un tueur en série schizophrène (comme Rolling) disant recevoir ses ordres d’un certain « Gemini » (démon de la mythologie sumérienne).
En sachant que les deux tueurs ne se sont jamais rencontrés, serait-ce une hystérie partagée…?
Il faut bien avouer qu’un mystère plane sur ceci…

Nicolas : Effectivement, L’exorciste 3 explore un thème assez riche (possession démoniaque d’un serial killer) inexploré à l’époque. Rolling et Dahmer se sont identifiés à ce personnage, reléguant au Mystère un aspect de leur personnalité qu’ils ne pouvaient comprendre autrement. Ils ont tous deux vu ce film alors qu’ils avaient déjà tué, et qu’ils se posaient des questions sur ce qui les avait poussé à le faire. Pour eux, cela ne pouvait s’expliquer que par le Diable. Et il faut admettre que Brad Dourif est habité par son personnage (comme souvent). Donc je peux comprendre cette fascination qu’ils ont partagé pour ce personnage du Gemini. 

David : L’idée est pertinente mais pour ma part, je pense qu’il s’agit-là d’une coïncidence de la part de tueurs qui étaient tous deux en quête de puissance et indépendamment de leurs instincts meurtriers, des amateurs de fantastique et d’horreur. La saga des films « L’Exorciste » étant un des incontournables pour tous les amateurs de films d’horreur, Rolling et Dahmer ne pouvaient certainement pas passer à coté tout comme Jeffrey Dahmer, amateur science fiction, ne pouvait passer à coté de la saga « Stars Wars ». Il éprouvait une grande fascination pour le personnage de l’empereur et s’était offert des lentilles de contact jaunes pour avoir son regard et faire sensation dans les night-clubs gays.

-5
SM : Plus ambiguë; parlons de la notion du voyeurisme et de la frontière entre le fictif et le réel.
Si le cinéma extrême a des vertus cathartiques, qu’en est-il du vrai, du real death, du shockdocumentary, des death files, en bref de tout ce qui se rapproche de la mort réelle et du snuff ?
Est-ce que le « fictif » change radicalement la chose (bien que certains films purement fictifs dotés d’un réalisme inouï peuvent porter à confusion) dans l’influence apportée à l’esprit humain ? Est-une question de nuance ? 

Nicolas : Les shockumentarys s’adresse essentiellement à des gens qui ont un déjà un long parcours dans le cinéma d’horreur, et qui souhaitent passer à quelque chose de plus  » croustillant « . C’est là du pur voyeurisme, qu’ils soit assumé ou non. Le Voyeur de Michael Powell explore bien cette ambiguïté. Quelle est la limite, quand est-ce que le divertissement devient perversion ? Et en tant que consommateur de spectacles violents, cette question est-elle vraiment importante ? Les romains se posaient-ils ces questions sur les bancs du Colisée, quand ils regardaient des esclaves se faire déchiqueter par des lions ?

David : Les « real death » et autres vidéos mettant en scène des morts réelles plus ou moins gratuites ont pour vocation, encore une fois, de jouer sur notre notion de fascination/répulsion de la mort elle-même. C’est une mise en abyme de notre propre fin. En regardant les diverses morts de l’autre, c’est une potentialité à l’instar des réalités multiples de notre propre fin qui se dresse devant nous. Une partie de nous-mêmes est fascinée et en même temps effrayée. On peut également et facilement s’identifier aux bourreaux. Pour ma part, je trouve que c’est une sorte de pornographie de l’horreur qui se repose sur notre voyeurisme.

Des vidéos de mises à mort réelles issues des cartels de la drogue Mexicains ou de l’Etat Islamique sont très impressionnantes et c’est bien le but recherché par leurs auteurs. Certaines de ces vidéos de meurtres montrent la mort de près en filmant parfois du début à la fin le visage des victimes. On voit ainsi le regard de la personne changer d’état… Passer de vie à trépas. Pour ma part, j’ai déjà vu ce type de vidéo et je dois bien avouer qu’en contemplant les yeux des victimes, je cherchais à capter le moment où la vie tirait sa révérence. J’ai regardé plusieurs fois le passage crucial d’une de ces vidéos qui mettait en scène la décapitation au couteau d’un soldat Syrien par des intégristes Islamistes. Je voulais voir, capter ce moment subtil ou l’on passe de vie à trépas, voir la lueur du regard se figer pour l’éternité. Le cameraman lui-même a volontairement cadré le visage de la victime durant toute la funeste mise à mort avec cette intention. L’intention d’orienter l’effet de la vidéo en permettant au spectateur de s’identifier à la victime était plus qu’avérée. C’est bien notre propre peur et notre fascination que les auteurs de cette vidéo cherchaient à interpeller.

Les cartels Mexicains font quant à eux dans l’horreur pure et les victimes sont très souvent dépersonnalisées contrairement aux vidéos de l’état Islamique qui rappellent souvent les noms de ceux qui vont périr soit disant au nom d’Allah et surtout au profit d’un idéal politique. Les cartels Mexicains déshabillent souvent leurs victimes, les découpent en morceaux au point que ce n’est plus un individu que nous voyons, mais seulement de la viande découpée. J’ai en mémoire une vidéo choc mettant en scène une dizaine de femmes agenouillées avec dans leur dos, leurs bourreaux cagoulés; Une sorte de commando de la mort. En moins de cinq minutes et au terme d’une très brève présentation de leurs motivations, les victimes sont découpées à la machette, égorgées et finalement démembrées. La scène est surréaliste, nerveuse et rapide, elle contraste avec le calme déconcertant des victimes qui sont sans doute droguées pour être si dociles. A la fin de la vidéo, celles qui étaient encore il y a moins de cinq minutes des femmes sont désormais devenues des membres éparts, des troncs gisants et des têtes sanglantes poussées du pied dans un flot d’insultes par leurs bourreaux. Les cartels Mexicains pratiquent aussi des mutilations très extrêmes telles que l’écorchage pure et simple de la tête de leurs victimes, jouent avec leurs peaux, leurs organes génitaux et organisent des mises en scènes macabres et grotesques. A la fin, c’est rarement un corps entier qui résulte de cette débauche de sadisme mais plutôt une sorte de sculpture de chair… A vocation totémique sans doute. Ces corps deviennent des messages écrits dans la chair… La chair est le message ! Oui, comme le dit si bien le tueur en série Ian Brady:  » Le meilleur média est l’homme, le reste n’a pas assez de substance « .

Pour plus d’infos : http://davidbrocourt.com/ et http://www.camionnoir.com/

-Tinam (S-M).

0 Partages
Cet article a été publié dans Artistes étranges, Faits divers, Interviews, Littérature, News. Mettre en favori le Permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *