Festival international du film fantastique de Bruxelles 2015 (Compte-rendu des journées 1 et 2)

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Le 07 Avril 2015, 20.00 hrs, grande salle des Beaux-Arts de Bruxelles, comme tous les ans c’est parti pour le grand marathon filmique de l’année. Plus de 100 films de tous horizons seront donc présentés sur une durée de 12 jours, dans deux salles différentes. Nous rentrons immédiatement dans le vif du sujet avec le dernier Joe Dante (présent sur place pour son intronisation en tant que membre de l’Ordre du Corbeau, et bien entendu pour la présentation de son dernier film le très attendu « Burying the ex ». Ce dernier métrage, traite des relations difficiles qu’un couple est amené à vivre après un emménagement quelque peu chaotique. Le réalisateur de Gremlins ne sera comme à son habitude pas décevant, » Burying the ex » étant un très bon divertissement, bourré de références au cinéma horrifique sans jamais sombrer dans la surenchère; bref un excellent choix pour un film d’ouverture. Ma note 7/10

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Dès le mercredi 8 à 14.00 hrs nous nous mettons dans le bain avec le très technique « Open Windows » de Nacho Vigalondo mettant en scène Elijah Wood et la plus que splendide Sasha Grey dont la cote dans les films traditionnels ne fait que grimper depuis « The Girlfriend experience ». Cette dernière joue le rôle d’une actrice relativement connue, dont la vie privée va être bousculée par un geek quelque peu névrosé, aidé dans ses desseins par un Elijah Wood peu convaincant dans son rôle. Dans un trip excessivement parano (Big brother quand tu nous tiens), le réalisateur de Open Windows nous envoie un scénario capillotracté à outrance,  jouant sans arrêt sur des  performances informatiques insignifiantes en étant très rarement pertinent. Le métrage eût-été – à mon sens- bien plus réussi avec une demi-heure de moins: trop de twists tuent les twists. Ma note: 4/10

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Le second film que nous nous apprêtons à voir est une petite production Germano-Française signée Mathieu Seiler (réalisateur de « The Outing » qui fut présenté en 2014, également au Bifff), dont nous ne connaissons quasi rien avant la projection. Entièrement filmé dans un somptueux noir et blanc, très graphique et magnifiquement soigné. « True love ways » nous retrace les déboires de Séverine, une jeune et jolie demoiselle en quête d’un grand amour assez utopique. Vivant une histoire assez compliquée avec son compagnon, elle commencera un périple assez étonnant sur fond de snuff-movie. Bourrée de références au cinéma muet et aux films d’Hitchcock, plein d’humour décalé et de rebondissements, cette oeuvre s’impose comme une réalisation destinée à un public de cinéphile, intensément originale, intimiste et particulièrement bien réussie. Le petit point qu’il est utile de préciser est que le film prend une bonne demi-heure à démarrer, mais je vous conseille vigoureusement de passer outre, vous ne le regretterez pas. « True love ways » fera assurément l’objet d’une chronique plus complète  l’avenir car il s’agira assurément d’un de mes coups de coeur de cette édition 2015. Ma note: 8/10

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Quelques trolls (bière emblématique du festival) plus tard, nous enchaînons avec le prix du Jury au Pifff, « Spring », production Italo-américaine qui avait été, – il faut bien l’avouer – survendu. Des allures de ‘The necessery death of Charlie Coutryman » jalonnent les premières scènes, de cette oeuvre bougrement bien mise en scène. Un jeune américain décide de fuir son pays natal pour éviter un emprisonnement suite à une bagarre ayant mal tourné. Arrivé en Italie, il rencontre la splendide Louise (interprétée de façon magistrale par la splendide Nadia Hilker), avec laquelle il va s’apprêter à vivre une aventure romanesque plus céphalopodique que de coutume. Outre toutes ses qualités graphiques, Spring pèche quelque peu par ses quelques longueurs et le caractère quelque peu ostentatoire de son scénario. Au final il s’agit d’une oeuvre qui mérite d’être vue et pendant laquelle j’ai passé un agréable moment. Ma note: 6.5/10.

Zombie Fight Club HK poster

Dernier film de Joe Chien, grand habitué du festival qui nous avait déjà gratifié de son  excellent « Zombie Tv » (présenté en clôture de nuit à l’édition 2014), Zombie Fight Club ne brille pas par ses qualité scénaristiques: si vous voulez connaître le pitch, il vous suffit de lire le titre! Par contre il est doté de scènes bien gores, de cascades bien réalisées, d’un casting éprouvant pour la libido des spectateurs -qu’ils soient masculins voire  féminins- et d’une photographie joliment soignée. Un Joe Chien sans concessions que je conseille vivement aux amateurs de baston et de petites pépés qui désirent passer un moment très distrayant et sans aucune ambiguïté. Ma note: 6/10.

Otis (BL, Aka Adam Korman)

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