Festival Mauvais genre (8éme édition) (2015 – (4éme jour)

La journée commence avec le très intrigant Alpha, un long métrage experimental Grec noir et blanc à dimension sociale  de Stathis Athanasiou. Hélas, la fascination qu’il peut exercer sur ses premières images se noie progressivement dans un mic-mac mal arrangé de flash back et de déambulations vaines, tandis que l’ambiance anxiogène ne parvient pas à combler ces confusions scénaristiques délaissées aussi à la réalisation. Certaines scènes relèvent pourtant la morosité terne entretenue par le fil conducteur, mais il est réellement difficile de se prendre à l’expérimentation qui se déroule devant nos yeux mais qui cela dit suscite une certaine fascination permettant de nous faire tenir devant l’écran. Des messages forts sont proférés, symbolisés, et le final s’avère percutant, mais malheureusement les défauts majoritaires l’emportent sur les quelques qualités singulières.

Retour en terrain connu, mais pourtant chaque nouveau visionnage contient la même puissance, redécouvrons Angst (Schizophrenia) de Gerald Kargl dans le cadre d’un ciné concert (concept ambicieux auquel je n’avais encore jamais assisté) accompagné par le groupe Cosmique (à mi chemin entre le noise et l’experimental).
Une oeuvre toujours aussi riche en intensité dotée d’un réalisme des plus saisissants, une plongée en apnée dans les méandres de la folie humaine, et bien que la composition de Cosmique soit hypnotique, la voix off suintant de démence narrée par notre personnage principal nous manque quand même. Et ce n’est pas comme si la bande-son original du film de Klaus Schulze n’était pas déjà excellente.
Quoi qu’il en soit, cette claque viscérale est une merveille et la redécouvrir sur grand écran ne fait qu’accentuer l’attraction que cette oeuvre de génie exerce sur nous autres.

– Tinam.

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