Paris international fantastique film festival – Journée 3 (Shrew’s Nest, R100)

Cette fois-ci nous commençons par Shrew’s nest, un premier film Espagnol aux influences considérables du cinéma de genre. Nous sommes au cœur d’une famille tiraillée et suivons la vie de deux sœurs dont les parents sont morts. La plus âgée, mentalement instable et totalement agoraphobe (référence la mère de Carrie) au point de ne pas pouvoir dépasser le pas de sa porte exerce sa folie sur sa petite sœur et cultive une profonde répulsion envers les hommes tout en ayant des visions de son père (la suite est prévisible). Progressivement nous en apprenons plus sur nos deux personnages principaux sans pour autant creuser davantage leurs personnalités, et la mise en scène quant à elle demeure bien trop statique.
Il est évident que la folie de l’aînée ne va pas s’atténuer et les éléments perturbateurs à venir la confronteront à nouveau face à un homme (infirme). La petite sœur le prévient, la grande affabule et nous nous retrouvons rapidement dans une situation relativement proche de Misery. Et nous remarquons rapidement que Shrew’s Nest s’inspire de nombreux classiques (de même que l’influence de Alex de la Iglesia, producteur du film) et tente vainement de les assimiler les uns aux autres, ce qui défavorise grandement l’intégrité et l’identité de l’oeuvre en elle-même. Tout cela jusqu’à un final prévisible et une profonde sensation de déjà vu saupoudré de quelques scènes trash inattendu et d’un jeu d’actrices/acteurs correct ajoutant un peu d’intérêt à cette histoire placide typique des codes radoté du cinéma horrifique Espagnol.


La suite de la journée sera bien différente puisque nous assisterons à R100, oeuvre délirante et complètement décalée de Hitoshi Matsumoto dont l’idée est de réaliser un film interdit aux moins de 100 ans (R100 = Rated 100) autant sur l’aspect immoral que sur l’aspect ironiquement complexe se moquant des productions japonaises capillotractées. Matsumoto joue parfois le concept du film dans le film, où l’équipe du tournage digresse avec les producteurs, leur expliquant que seuls les centenaires pourront comprendre ce film. Et c’est ainsi que le « trip » débute.
Un homme s’inscrit à un club sadomasochiste aux règles inexistantes et au déroulement inattendu puisque les « dominatrices » peuvent apparaître devant lui tel un flashback et le punir à n’importe quel moment de sa vie quotidienne, même lors de ses repas de famille ou ses entretiens de travail. C’est alors que commenceront des situations incongrues, pour virer dans une sorte de surréalisme conspirationniste totalement barré. Et il est évident que R100 ne manque pas d’imagination.
Si l’on adhère au délire, ce film peut s’avérer être un véritable bordel jouissif. Je n’en dirai pas plus, trop de surprises y sont réservés, et le bondage avec des gosses y est évidemment proscrit…

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