The Amazing Cabaret rouge 2014 – Compte rendu

Déjà de retour et la déprime post-cabaret rouge se fait sentir ! Laissez-moi alors vous faire un compte rendu de cette soirée exceptionnelle, une rétrospective de cette manifestation artistique surprenante et atypique à laquelle j’ai eu la chance de participer. Car comme l’a souvent dit ODM (l’organisateur) on ne vient pas au cabaret rouge en tant que consommateur mais bien en tant que participant, en tant que sculpture vivante.


Le dress code (et non pas le déguisement) est enfin prêt et le show peut alors commencer ! L’ambiance est à son comble mais aucune indication sur les différents spectacles ou concerts se déroulants dans les diverses salles (environ 7 au total) du Cabaret rouge. Nous partons alors en errance dans ce lieu décadent aux looks tous plus extraordinaires et atypiques les uns que les autres.

L’animation est  introduite par un premier concert du groupe Dirty Work of soul brothers (Rock Psychédélique electro de garage) jouant de nombreuses reprises ainsi que leurs propres morceaux.
S’ensuivra d’une petite visite complète du Totem (lieu où se déroule le Cabaret rouge) et dés lors empreint de l’ambiance , une première performance se déroule devant  nos yeux endiamantés de concupiscence !
Sur une chorégraphie hypnotique, une artiste au style burlesque nommé Luna Moka se sculpte le corps nu de cire.


Dans une autre salle un clown issu d’une troupe de cirque pour le moins spéciale  (désolé je ne me souviens plus du nom) s’introduit multiples objets contondants dans divers orifices faciaux, oreilles, bouches, narines, et par la suite les extirpe habilement avec magie du spectacle.

Désormais nous alternons entre les divers rooms sans tomber sur de nouveaux shows spéciaux.
Minuit, c’est alors au tour de la diffusion du court-métrage de Aj Dirtystein (Dont pray for us) accompagné d’un spectacle improvisé par elle-même sur lequel elle déchirera avec hargne et détermination des pages de la Bible qu’elle projettera jusqu’au public, et cela sur le rythme du film. Pour finalement clore ceci elle reproduit la première scène de son court métrage où, debout, elle distribue à ses disciples les pages arrachées. Les spectateurs feront alors office de disciples et viendront à leur tour chercher une page.

Retour à notre fameuse errance jusqu’à 2heures du matin, quand dans la salle principale du cabaret Lukas Zpira se conditionne tandis que son collègue prépare les suspensions.  Nous assistons alors à une séance de Body suspending impressionnante d’environ 10 minutes durant laquelle Lukas, vêtu d’un masque similaire à celui d’Hannibal Lecter, se balancera avec aisances en n’ayant pour accroche que deux crochets implantés dans les omoplates.

Pour rajouter de la difficulté, son collègue viendra même se suspendre à lui, rajoutant ainsi une charge d’au moins 90 kilos, seulement soutenu par une fine couche de peau. Par la suite Satomi Zpira (Femme et partenaire de Lukas) s’accrochera à son homme pendant que celui-ci continuera énergiquement ses balancements. Une performance purement hallucinante défiant les lois de la résistance corporelle.

Notre petite vidéo souvenir ici même : 

Après une petite visite dans les backrooms pour le moins décomplexé et sensationelle, nous déambulons dans les couloirs à l’arrière de la salle privée où le grand Ron Athey se prépare. Pour ceux qui ne connaissent pas le monsieur (Ex mec de Rozz Williams), je lui avais dédié un article sur l’ancienne version de sadique-master, j’avais par ailleurs fait un petit zoom sur le spectacle « Visions of excess » (inspiré d’un essai de Georges Bataille) auquel il participe.
Le show commence et nous rentrons dans la salle tandis que Ron se tient debout bras droit lié sur un escabeau.
Prés de lui se trouvent deux hommes habillés en religieux et le portrait est clair; il reproduit le Martyre de Saint Sebastien. Sur une ambiance ritualiste, l’un des deux hommes lui enfonce des flèches dans le corps et des aiguilles dans le front tandis que l’autre joue des percussions en proférant des paroles Latines religieuses.


Je ne vais pas m’étendre davantage sur le symbolisme que j’avais par ailleurs déjà traité sur l’ancien article (corps contaminé de Ron, icone homosexuelle de Sebastien…ect) car ce n’est ici pas le but. Tous les objets contondants sont alors extraits uns à uns du corps de Ron tandis que celui-ci est désormais recouvert de sang. La douleur supportée lors de cette performance est absolument impressionnante et l’intensité qui émane de Ron et de son corps nu, tremblant et ensanglanté est totalement hypnotique. L’élévation spirituelle dont il fait preuve lors de ce show nous ramène directement à ses inspirations chamaniques.

Vidéo souvenir ici même :

De nombreuses autres performances ont eu lieu mais comme celles-ci se déroulaient parfois simultanément et qu’il n’y avait aucune indication précise, ce qui parait-il fait parti de l’esprit de la soirée pour maintenir constamment dans l’imprévu et le surprenant, nous n’avons pu en voir d’autres.
Pour conclure on peut dire que cette soirée fut forte en émotions, extraordinaire, décadente, subversive, unique et vraiment à refaire.

ps : photos de Hervé Photograff

Vidéo rétrospective du cabaret rouge :

Et pour finir, voici une photo de  Ascarioth (diffuseur du Sadique-master virtual festival) et moi même (avec le masque à gaz).

– SM

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