Tulpa (2014) (Federico Zampaglione) (Critique)

Synopsis : De jour, Lisa a tout de la femme d’affaire respectable. Mais la nuit, elle fréquente un club secret dans lequel elle s’adonne à d’obscures pratiques sexuelles. Et voilà que ses nombreux partenaires sexuels se font assassiner les uns après les autres dans d’atroces circonstances.

tulpa 2

Nombreux sont ceux qui attendaient un retour du Giallo dans les règles de l’art, n’est-ce pas ?  L’étrange couleur des larmes de ton corps est trop expérimental pour certains ? Alors venez vous délecter de Tulpa…

Ici, nous avons comme l’impression de nous retrouver devant un Argento moderne. Ce film ressemble plus où moins à ce que notre cher Dario nous aurait produit si il aurait continuer dans la vague Suspiria, Les frissons de l’angoisse…
Alors pendant que celui ci s’égare dans un piètre Dracula 3D, certains s’occupent de faire son taff. C’est le cas de Federico Zampaglione qui reprend plus ou ou moins tous les éléments qui ont fait le succès des plus grand Giallo : musique atypique, lumières tamisées, le mystère, le cynisme troublant des personnages, l’univers fétichiste gant de cuir et talons hauts..
Tout ça ressemble à ce que Argento (en plus érotique) a fait de plus gore et, nous avons là une descendance illégitime plutôt intéressante.

Tulpa-image-3-600x399

Le film est plutôt flippant, les meurtres sont brutaux et bon, la réalisation est maitrisée, l’ambiance est inquiétante. On aime ça et on en avait besoin, depuis le temps !
Bien-sur, nous n’avons pas ici un sans fautes.La vie professionnelle de notre protagoniste casse quelque peu l’ambiance et fait ainsi un étrange contraste des scénes dans le night club et tout ce qui l’entoure.
C’est dommage que l’histoire ne se déroule pas uniquement dans le sujet principal du film, que quelques scénes un peu plus classiques viennent faire intrusion dans l’atmosphère à la base pesante de ce Giallo moderne. Ces détours inutiles atténuent ce rythme intéressant que nous aimerions maintenir durant l’intégralité du film.

En tout cas, si le réalisateur continue sur cette lancée, c’est une affaire à suivre de très prés.

Cet article a été publié dans Critiques. Mettre en favori le Permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *