Hotel inferno (2014) (Giulio De Santi) (Critique)

Synopsis : Le tueur à gages Frank Zimosa vient d’être embauché pour une mission incensément rentable par le riche et puissant Jorge Mistrandia. L’objectif: tuer deux personnes qui se cachent dans un de ses hôtels européens. Mais il ne sera pas seul sur place…

Le premier FPS ? Pas First-person shooter mais First Person Splatter !
Après Adam Chaplin et Taeter City, Necrostorm récidive et nous fait enfin part de sa nouveauté, un splatter caméra à l’épaule.
Le concept et original et, laissez-moi-vous le dire, le film envoie du lourd !
Progressivement, nous suivons le parcours de notre tueur à gages embauché par cette étrange agence extrêmement sophistiquée, peut-être trop. Le réalisateur arrive à nous installer un climat particulièrement inquiétant et mystérieux avant de nous plonger dans la tradition Necrostorm : L’ultragore.
Les fans de FPS survival/horror seront ravis car ici, ce n’est pas virtuel et les membres giclent.
Alors oui, ce petit bijou est jouissif et on remarque que necrostorm ne cesse de progresser sur ses dernières productions.

Bien que celui-ci comporte quelques légères longueurs qui avaient été abolies dans Teater City, il offre d’autres joies. Alors nous avons toujours cet esthétisme atypique, ces personnages surexcités pour ne pas dire cocaïnés et cette touche punk post apo presque anticipation qu’on prend plaisir à retrouver dans chaque production.
On est souvent confronté à des scènes profitantes du côté FPS, comme les « killing spree »(pour rester dans les termes gamers) dans les bois.
Les cranes explosent, tout le monde la met à l’envers à tout le monde, et nous on adore !
Pour ce mélange horrifique, found footage et Gore, je ne peux que vous conseiller de dévorer cette œuvre particulièrement déjantée qui ravira les gamers, les fans de splatter et les cinéphiles de bons gouts.

8/10

– Sadique-master

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Suite à la critique élogieuse de Sadique-master, moi Androstaub, je me permet de poster aussi la mienne.

En effet « Hotel Inferno » réussi son effet de la vue FPS grâce au style parfaitement maîtrisé de Necrostorm offrant un réalisme incroyable sur des meurtres dans la forme d’un seul plan séquence grâce à des coupures discrètes et rapides.

Malheureusement je n’ai pas été totalement convaincu par ce Hotel Inferno: contenant un rythme sinusoïdale le film joue principalement la carte de l’angoisse en nous entraînant dans une atmosphère sombre et flippante (parfois gaché par l’aspect trop monstrueux de la créature qui rôde dans l’hotel.) avant de nous déverser du gore jouissif comme le font si bien Adam Chaplin et le badass Taeter City. On est plus dans le gore excessif et déjanté dans l’univers du jeu vidéo d’action mais plutôt dans le gore crade qui tache dans une ambiance malsaine aux décors inquiétant (plus question de rire et de s’amuser, on passe aux choses serieuses).

Même si le gore est toujours aussi réussi, ça ne nous empêche pas de remarquer que les meurtres et l’explosion d’hémoglobine puent le réchauffé jusqu’à nous laisser sur notre faim (à noter la chasse à l’homme dans les bois, divertissante mais pas surprenante ni stimulante à cause d’un manque d’inventivité au niveau des meurtres). Quand le film atteint un rythme posé et calme, Guilio de Santi nous laisse le temps de nous dévoiler un scenario basique mais mysterieux avec sa dose de suspens. Ce tueur à gage travaillant pour Mistrandia, un homme dont on ne connait pas l’identité et qui le pousse à commettre le meurtre d’un couple ayant déjà travaillé pour lui, mais n’ayant pas respecter les consigne du rituel demandé, un démon apparaît dans l’hotel et notre tueur à gage est confronté à plusieurs hommes de Mistrandia ainsi qu’à la créature elle-même à la fin (on l’aurait imaginé bien plus flippante d’ailleurs et le feu numérique brûle parfois la rétine même en étant habitué au style des films de Necrostorm…

Pour conclure, Hotel Inferno, s’avère être le film le plus minimaliste de Necrostorm, restant, toutefois, une bonne série B bien foutu offrant quelques moments de flippe et une légère dose de gore crasseux. Taeter City reste pour moi le meilleur de la prod’, les éditions toujours aussi généreuses dans les bonus comme dans les goodies offerts avec le DVD. Attendons avec impatience la sortie de Alice’s Necroland et Hotel Inferno 2 en esperant qu’il boost un peu plus ses points forts gachés par plusieurs malheureux défauts.

6/10

– Androstaub

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2 Responses to Hotel inferno (2014) (Giulio De Santi) (Critique)

  1. sylviolence says:

    Je viens juste de le commander. J’étais déjà très curieuse de le voire mais suite a la lecture de ta critique je suis carrément en alerte devant ma boite aux lettres!!!!!

  2. Pas non plus de quoi crier aux anges (Taeter city est loin devant…). Ce qui est sympathique toutefois, c’est que le film essaye vraiment de faire peur et qu’il y parvient à plusieurs reprises (séquence de fuite dans les couloirs et les caves souterraines). Malheureusement, à l’exception du début et de la scène du jardin, c’est… plutôt décevant. Long, un peu déjà vu malgré l’efficacité du côté FPS… Malheureusement, le meilleur argument du film n’a pas été beaucoup exploité, et la conclusion frustre… Mais bon, des péloches gores aussi généreuses restent rares, donc on remercie Nécrostorm.

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